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Société
Dossier : Mouvement des gilets jaunes

Gilets jaunes de l'Yonne, un an après : de 4.000 à quelques dizaines sur les ronds-points

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Par , , , France Bleu Auxerre

Ils étaient 4000 gilets jaunes au départ du mouvement ici dans l'Yonne. Mais un an après, c'est un peu retombé. La plupart ont quitté les ronds-points et parfois carrément le mouvement pour plusieurs raisons. Témoignages.

L'acte 9 des gilets jaunes dans l'Yonne
L'acte 9 des gilets jaunes dans l'Yonne - -

Yonne, France

"Je suis toujours gilet jaune au fond de moi, mais je ne suis plus gilet jaune des ronds-points comme on dit" : Xavier, retraité sénonais, a décidé de ranger son gilet jaune il y a 6 mois. Lui pourtant très actif, d'abord à Rosa-Parks puis au rond-point de Jardiland à Sens, a quitté le mouvement. La faute à des désaccords selon lui, même dans notre département. "Chaque rond-point avait ses idées et vivait dans son petit coin" regrette-t-il. Et ce n'est pas le seul. Aujourd'hui, un an presque jour pour jour après la première mobilisation le 17 novembre 2018, la plupart a décidé de quitter ces fameux rond-points. Dans l'Yonne, ils sont passés de 4000 à quelques dizaines seulement. 

Pas écoutés par le gouvernement, pas assez soutenus ou pas le temps 

Les raisons de ces départs sont nombreuses. Xavier, lui, déplore aussi le manque de soutien de la part des citoyens selon lui : "moi ce qui m'a marqué, c'est le nombre de gens qui disaient nous soutenir et quand on leur disait de venir avec nous, 'ah bah non, j'ai pas le temps'. En gros, c'était 'allez à la guerre et on regarde, on verra ce qu'il se passe" explique-t-il. 

Moi je pense que c'est une occasion un peu ratée. Xavier 

Parmi les autres explications, il y aussi le manque d'écoute de la part du gouvernement. "On n'a pas obtenu grand chose" estime par exemple un gilet jaune de Villeneuve-la-Guyard. Une autre pointe, elle, la stratégie, inutile selon elle. "On ne fera pas bouger le gouvernement en restant sur des ronds-points" explique-t-elle. 

"On a quand même créé des liens, on est presque devenus des familles"

Malgré une certaine déception, certains tiennent à continuer le mouvement. Cédric par exemple, un Auxerrois de 38 ans, est là depuis le premier jour. "Rien n'a vraiment changé, à part dans les premiers mois où l'essence est redescendue mais elle est vite remontée. Et le pouvoir d'achat n'a pas changé. Par contre, ça a permis de créé des liens quand même, une famille."

Depuis un an, ça n'a pas bougé. Cédric 

Lui sera donc sur un rond-point de l'Yonne ce week-end. D'autres aussi, même parmi les déçus, comme Xavier, histoire de marquer le coup un an après. 

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