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Société
Dossier : Tempêtes de 1999, 20 ans après

Gironde : 20 ans après la tempête Martin, la sécurité renforcée à la centrale nucléaire du Blayais

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Par , France Bleu Gironde, France Bleu

20 ans après la tempête Martin, qui avait en partie inondé la centrale nucléaire du Blayais, la sécurité a été renforcée pour faire face aux risques d'inondations. Le point avec Séverin Buresi, directeur de la centrale.

Séverin Buresi, directeur de la centrale nucléaire du Blayais
Séverin Buresi, directeur de la centrale nucléaire du Blayais © Radio France - Mélanie Juvé

Gironde, France

La tempête Martin de 1999 restera dans les mémoires à la centrale nucléaire du Blayais. Dans la nuit du 27 décembre, les rafales de vent (jusqu'à 190 km/h) et la houle sont telles que les vagues franchissent les digues autour de la centrale. Le site sera en partie inondé, entraînant l’arrêt de trois réacteurs. 

France Bleu Gironde : 20 ans après la tempête, qu'est-ce qui a changé en terme de sécurité à la centrale ?

Séverin Buresi : Nous avons mis en place de nombreux dispositifs, par exemple nous avons renforcé l’intégralité de la digue qui entoure et qui protège la centrale du Blayais, c'est 3,2 km de digue. Et notamment sur la partie qui donne sur l'estuaire de la Gironde, nous avons rehaussé la digue de plus 2,50 m et nous l'avons renforcée avec des milliers de blocs de béton pour lutter contre l'effet de houle qui avait conduit à l'inondation de certains locaux de la centrale du Blayais en 1999. 

L’intégralité des locaux dans les sous-sols ont été rendus étanches. Et enfin nous avons mis en place un dispositif de prévention avec Météo France qui nous permet avec une prévision des vents, des crues ou d'inondations à deux ou trois jours d'avance, de prépositionner des moyens matériels et humains et potentiellement anticiper l'arrêt de nos quatre réacteurs. 

Le mois dernier vous avez effectué un exercice avec les équipes de la FARN, la force d'action rapide du nucléaire, quelles sont leurs missions ? 

S.B : Cela fait suite à l’événement de Fukushima qui date de mars 2011. L'une des premières mesures prises par EDF a été de créer cette Force d'Action Rapide du Nucléaire, ce sont 300 personnes réparties dans différentes bases en France, et qui sont en capacité de venir en toutes circonstances par des moyens routiers, maritimes ou aériens, pour apporter de l'aide aux centrales qui seraient en difficulté, avec un apport en eau, en électricité, en air pour que le site, même isolé, soit en capacité de fonctionner et gérer l'accident dans le quel nous nous trouverions. 

Est-ce qu'aujourd'hui une tempête comme en 1999 aurait des conséquences à la centrale ?

S.B : Il faut rester toujours humble vis-à-vis des aléas climatiques, mais à travers l'ensemble des dispositions que nous avons pris, mais aussi plus récemment les diesels d'ultime secours, qui sont des moyens d’approvisionnement en électricité complémentaires, je peux dire qu'avec une tempête du niveau de celle de 1999 et au-delà, la centrale continuera de fonctionner tout à fait normalement et sans incident. 

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