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Société

Gisors : le cirque ne s'installe pas là où il aurait dû, le maire appelle au boycott

Colère du maire de Gisors, dans l'Eure, contre le cirque Willie Zavatta. Son chapiteau s'est installé ce week-end place de Blanmont, sur un parking très prisé des habitants, alors qu'il aurait dû être aux Bannetons. L'élu appelle au boycott, le responsable du cirque se défend.

Le chapiteau et les caravanes se sont installés samedi matin
Le chapiteau et les caravanes se sont installés samedi matin - Mairie de Gisors

Gisors, France

Habituellement les polémiques entre les cirques et les maires concernent la présence d'animaux sauvages. Cette fois, à Gisors, c'est le lieu d'installation du chapiteau du cirque Willie Zavatta qui a fait monter la tension avec le maire LR Alexandre Rassaërt. 

"Il était convenu, et prévu dans l'arrêté municipal que le cirque s'installe aux Bannetons, derrière les remparts, un endroit qui ne gène pas le stationnement. Au lieu de ça, samedi, le chapiteau et les camions se sont installés au pied du château, place de Blanmont, à un endroit où il y a des places de parkings, c'est un vrai problème et c'est inacceptable", s'énerve le maire de Gisors.

"Le cirque n'a pas respecté son contrat", estime le maire

Alexandre Rassaërt accuse le cirque d'autres fautes : "il n'a pas respecté le règlement de publicité en collant des affiches un peu partout et il refuse de prendre en charge le contrôle vétérinaire de ses animaux." Et l'élu en appelle donc au boycott des représentations du cirque, qui doivent se tenir jusqu'au 16 juin. "C'est la meilleure arme pour montrer que nous n'acceptons ça, personne n'est au-dessus des lois. J'entends souvent les cirques se plaindre que les mairies sont de plus en plus restrictives, mais quand on fait face à ce genre de comportements, c'est normal que nous nous protégions".

L'élu a saisi la préfecture

Le maire annonce avoir saisi la préfecture et avoir réalisé des constats afin de verbaliser le cirque. 

Son responsable se défend et accuse Alexandre Rassaërt de "vouloir lui mettre des bâtons dans les roues". Charles Capelot reconnaît qu'il ne s'est pas installé à l'endroit qui était prévu. Mais pour lui la raison est simple : "Cela fait 10 ans que nous nous installons place de Blanmont et cette année, l'endroit où le maire voulait qu'on s'installe n'est pas assez grand pour notre chapiteau"

"L'appel au boycott, au contraire, il nous fait de la pub", répond le cirque

Quant à la question des affiches collées en ville : "Nous en avons posé une cinquantaine, comment voulez-vous qu'on se fasse connaître si l'on ne fait pas de publicité?", s'interroge Charles Capelot, pas du tout inquiet par l'appel au boycott lancé par le maire. "Il ne se ressent pas lors de nos représentations, au contraire, ça nous fait de la pub, au moins les gens savent que nous sommes à Gisors jusqu'à dimanche", s'amuse-t-il. Quant à la question des frais de vétérinaire, le cirque se défend encore "Nous avons déjà notre propre vétérinaire, nous n'allons pas payer en plus pour un autre contrôle"

La bataille entre la mairie de Gisors et les cirques ne devrait pas s'arrêter là, puisque l'élu envisage désormais d'interdire, comme de nombreuses villes, les cirques avec animaux sauvages.