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Société

Graçay met à l'honneur une Résistante centenaire originaire de la commune

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Par , France Bleu Berry

Depuis les Ardennes où elle vit depuis maintenant 70 ans, Madeleine Raveaux, figure de la résistance locale, est revenue ce samedi 18 janvier dans le village où elle a exercé comme agent de liaison au service du maquis pendant la Seconde Guerre Mondiale.

Madeleine Raveaux vient de fêter ses 100 ans
Madeleine Raveaux vient de fêter ses 100 ans © Radio France - Gaëlle Fontenit

Le moins que l'on puisse dire, c'est que cette grande dame ne fait pas son âge. Madeleine Raveaux s'avance sous le soleil de ce samedi de janvier, toute pimpante, au bras de deux de ses filles. La centenaire est accueillie par le maire de Graçay. C'est à son invitation qu'elle est revenue sur les terres qui ont vu sa jeunesse, accompagnée par une partie de sa famille. Le convoi part ensuite en pèlerinage sur les lieux marquants de l'histoire de Madeleine et son mari, aujourd'hui décédé, Robert. 

"Ma grand mère est née à Henrichemont. Pendant la guerre, ses parents tenaient un café à Graçay, un haut lieu de la résistance" raconte Fréderic, l'un des 10 petits enfants de Madeleine. Un jour, mon grand-père, Robert, qui était des Ardennes mais qui s'était réfugié à Graçay où il avait rejoint un maquis, devait piéger un pont. Des allemands sont arrivés, et il s'est caché dans le premier endroit qu'il a trouvé. Le hasard a voulu que ce soit ce café. C'est là qu'il a vu ma grand-mère pour la première fois". 

Madeleine raconte la suite : "J'ai rejoint le maquis aussi, j'étais agent de liaison. A l'époque, j'avais de longs cheveux, je cachais les messages dedans. J'avais conscience du risque, bien sûr, mais je ne me posais pas vraiment la question". 

70 ans plus tard, la vieille dame, alerte, assise dans un autre café, dans une autre époque, sourit en buvant sa tasse de café. Entourée d'une vingtaine de ses proches, elle raconte volontiers son histoire, sans une hésitation ou presque, les yeux plantés dans les vôtres : "Le 13 octobre 1945, nous nous sommes mariés, Robert et moi. Ici à Graçay. C'était un vendredi. Robert était blessé à la cheville parce qu'il avait reçu un éclat de bombe. Et j'avais une robe en toile de parachute. Il m'avait rapporté un parachute récupéré auprès d'un aviateur anglais, je l'avais entièrement décousu à la main pour m'en faire une robe". Cette robe, l'une de ses filles la sort précautionneusement d'un carton. Elle aussi a fait le voyage des Ardennes. "L'une des arrières petites filles la veut pour son mariage... Mais elle n'a que 9 ans, on a le temps d'y penser" rit l'une des filles...

Madeleine, entourée de deux de ses filles, présente sa robe de mariée cousue dans une toile de parachute - Radio France
Madeleine, entourée de deux de ses filles, présente sa robe de mariée cousue dans une toile de parachute © Radio France - Gaëlle Fontenit

Le maire de Graçay, Jean Pierre Charles, ému de cette histoire, envisage désormais d'en faire un récit par écrit, pour "transmettre cette mémoire à la commune" dit-il. 

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