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Grâce au retour des visites, la vie reprend ses droits à l'Ehpad Saint-Joseph d'Ecueillé

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Par , France Bleu Berry

Les visites aux résidents sont de nouveau autorisées à l'Ehpad Saint-Joseph, à Ecueillé. L'établissement a été durement touché par la Covid. Alors les retrouvailles se font dans la joie mais aussi de manière très encadrée.

L'Ehpad Saint-Joseph d'Ecueillé reçoit de nouveau les visiteurs, avec des règles strictes.
L'Ehpad Saint-Joseph d'Ecueillé reçoit de nouveau les visiteurs, avec des règles strictes. © Radio France - François Chagnaud

Les règles sont claires. Si votre proche réside à la maison de retraite Saint-Joseph d'Ecueillé et que vous souhaitez lui rendre visite, il faut prendre rendez-vous via une adresse mail dédiée. Et pas plus de deux visiteurs à la fois. 

Chaque jour, hors dimanche et jours fériés, six plages horaires ont été aménagées à partir de 14 heures. Chaque créneau s'étend sur 45 minutes. Auxquelles il faut soustraire 25 minutes de nettoyage et de désinfection de la zone sécurisée créé dans le hall de l'établissement pour accueillir les rencontres. 

Cette zone est conçue comme "une bulle", explique le directeur-adjoint de l'Ehpad Alexis Ribereau. Un bureau, deux chaises de part et d'autre et une paroi en plexiglas qui sépare le résident du visiteur. Avant même d'y pénétrer, les visiteurs attestent qu'ils ne sont pas cas-contact. Prise de température, et lavage de mains au gel hydroalcoolique sont également de rigueur. 

Des retrouvailles très attendues 

Après cinq semaines, Laurent a enfin pu passer un peu de temps avec sa mère. "C'est déjà une chance énorme qu'ils aient pu organiser ce genre de visite, vu les conditions sanitaires. On peut communiquer, malgré tout ça. C'est une joie immense", souffle-t-il. La séparation a été rude, les retrouvailles, une délivrance.

Plexiglas, distance de sécurité, gel hydroalcoolique, prise de température sont de rigueur pour ces visites sous surveillance sanitaire.
Plexiglas, distance de sécurité, gel hydroalcoolique, prise de température sont de rigueur pour ces visites sous surveillance sanitaire. © Radio France - François Chagnaud

"C'est le soulagement ! Il y des sourires, ils sont heureux. Je vois bien qu'ils ont changé", confirme l'aide-soignante Malorie. Ces visites permettent de remonter le moral des résidents et de leurs proches. "Il était déprimés d'être dans leur chambre, on les voit différemment", poursuit-elle. 

La troisième vague épidémique qui se profile inquiète l'aide-soignante, mais elle est loin de l'affolement. "On ne pourra jamais être totalement préparés mais on a déjà vécu la deuxième vague. On sait comment s'y prendre maintenant. Au début on était un peu perdus. On a un peu plus d'expérience avec la deuxième vague, alors on y arrivera."

Période sombre

Le directeur-adjoint de l'établissement Alexis Ribereau salue le travail du personnel, épuisés par une lutte constante contre l'épidémie. Trois infirmières et dix-huit aides soignantes sur le pied de guerre. "Personne ne s'est vraiment posé de questions. Tout le monde a fait en sorte qu'on puisse passer le cap", raconte-t-il. 

Le 7 novembre 2020, l'établissement est confiné suite à la découverte de plusieurs cas de Covid chez les résidents et le personnels. "A ce moment là, il y a eu un moment de sidération, relate Alexis Ribereau. Une première phase de deux semaines établit une cartographie du virus. L'établissement confine certains étages, ferme les parties communes. S'ensuit un deuxième moment, plus macabre. "L'incubation a duré deux semaines. La deuxième vague, c'était la prise en soin, la tristesse, les décès."

Le prochain défi à relever pour l'Ehpad Saint-Joseph, c'est la campagne de vaccination qui devrait débuter à la mi-janvier. Avec un défi majeur : le recueil du consentement des résidents. La clé de voûte d'une campagne de vaccination réussie. 

Dans l'Indre, trois Ehpad pilotes ont été retenus (un Ehpad de Tournon-Saint-Martin, un Ehpad à Argenton-sur-Creuse et un troisième qui reste à définir) avant d'étendre le dispositif à l'ensemble des établissements du département. La campagne devrait commencer mi-janvier.

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