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Société

Grand débat à Libourne : "Les gens sont tellement en colère que ça va dans tous les sens"

lundi 28 janvier 2019 à 23:59 Par Camille Huppenoire, France Bleu Gironde et France Bleu

La première des quatre réunions publiques de Libourne, proposées dans le cadre du grand débat national engagé par le gouvernement, n'a pas convaincu tous les participants. Des débats parfois houleux, teintés de colère, pour au final, peu de propositions couchées sur papier.

Le premier débat libournais, sur les quatre prévus, porte sur les "impôts, dépenses et action publique."
Le premier débat libournais, sur les quatre prévus, porte sur les "impôts, dépenses et action publique." © Radio France - Camille Huppenoire

Bordeaux, France

Le ton ne fut pas toujours cordial. Dans la salle libournaise, ce lundi, plus d'une centaine de personnes sont assises en cercle. Elles doivent échanger sur le thème "Impôts, dépenses et action publique." Mais le débat a parfois viré à l'affrontement verbal entre la vingtaine de gilets jaunes présents au dernier rang et les autres participants : les premiers n'ont pas hésité à huer certaines interventions. Au point que certaines personnes ont rapidement décidé de quitter la salle, comme Stéphanie, qui n'aime pas "les piques" lancées par les gilets jaunes. 

Il y a trop de colère, de rancœur...

Par crainte d'être "prise à partie", la jeune femme n'a pas osé prendre la parole, alors qu'elle aurait souhaité participer à la discussion sur les "GAFA" (les géants du web et du numérique, comme Google). Du groupe des gilets jaunes a émergé la volonté de taxer fortement ces grosses entreprises. "Sauf que c'est sur le droit international que ça peut se régler, pas sur le droit français" dit Stéphanie, pour qui "le gouvernement ne peut pas tout faire seul."La jeune femme n'est pas certaine de venir à la prochaine réunion : "Les gens sont tellement en colère que ça va dans tous les sens...il y a trop de colère, de rancœur."

Des discussions plus apaisées après une heure de débat

Le comité consultatif de prospective de Libourne, un comité composé de Libournais non-élu, était chargé de modérer le débat. Pas toujours facile, entre ceux qui monopolisent le micro, ceux qui veulent surtout faire entendre leur colère, ceux qui lancent des piques au gouvernement et à Emmanuel Macron en particulier. Les débats se sont un peu apaisés au bout d'une heure, et quelques propositions ont fini par émerger. 

Etats généraux de la fiscalité, appliquer les recommandations de la Cour des comptes...

Brigitte, militante de la Ligue des droits de l'Homme, voudrait des Etats Généraux de la fiscalité pour que cette dernière devienne plus juste. Jean aimerait que l'utilisation de l'argent public soit plus transparente : il propose que les recommandations de la Cour des comptes ne soient pas que des recommandations, et qu'elles deviennent, pour certaines, obligatoires à appliquer. 

Jérôme, lui, aimerait que chaque personne payant des impôts reçoive chaque année un courrier avec deux colonnes : l'une lui expliquant ce à quoi elle a contribué par son impôt et ses cotisations ; l'autre lui expliquant combien elle a coûté à l'Etat (santé, éducation...). L'ancien militaire pense qu'il y aurait moins de plaintes par rapport à un impôt élevé si son utilité était ainsi expliquée. Même s'il a été un peu chahuté par les gilets jaunes, Jérôme reviendra au prochain débat.