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Société DOSSIER : Centenaire de la Première Guerre mondiale

Centenaire de la Première Guerre mondiale : le champ de bataille de Bois-le-Prêtre en Lorraine

vendredi 5 septembre 2014 à 14:55 Par Régine Jessel, France Bleu Lorraine Nord

Bois-le-Prêtre, c'est aujourd'hui un charmant massif forestier au Nord-Ouest de Pont-à-Mousson. Entre l'été 1914 et 1915, plus de 15.000 hommes y ont perdu la vie dans les affrontements de la Première Guerre mondiale. Claude Spitznagel, passionné d'Histoire, raconte...

Obusier sur le champ de bataille de Bois-le-Prêtre, photo de 1915 (Source ou opérateur :  Cl. Niolet).
Obusier sur le champ de bataille de Bois-le-Prêtre, photo de 1915 (Source ou opérateur : Cl. Niolet). - Source : coll. La contemporaine

Bois le Prêtre, Gézoncourt, France

Bois-le-Prêtre a été le lieu de nombreux et violents combats de septembre 1914 au mois d'août 1915. En septembre 1915, la ligne de front va se positionner à cet endroit et ne plus bouger. 

Entre temps, les troupes françaises auront réussi à reprendre aux Allemands, en décembre 1914, la maison forestière du Père Hilarion, où se trouve la seule fontaine du secteur. On raconte même que les combattants des deux bords faisaient une trêve pour se ravitailler en eau et faire boire les chevaux.

Autre symbole important de Bois-le-Prêtre: la Croix des Carmes était en 1914 une simple croix en bois plantée dans les bois. En juin 1915, les Français la reprennent aux Allemands, et pour l'avoir chèrement payée, vont la mettre à l'abri au cimetière du Pétant. Une initiative heureuse puisqu'en août 1915, l'emplacement retombe aux mains des Allemands.La Croix des Carmes a aujourd'hui retrouvée sa place, la croix d'origine incrustée dans un monument de pierre en hommage aux combattants français, monument sculpté par Emile Just Bachelet en 1923.

Le champ de bataille de Bois-le-Prêtre

La vie dans les tranchées

Il reste peu de traces de la Grande Guerre dans la forêt de Bois-le-Prêtre. Les marques de tranchées et les trous d'obus disparaissent peu à peu, restent quelques entrées de sapes, ces cavitées creusées à plus de 13 mètres de profondeur pour protéger les soldats des bombardements, quelques barbelés, de rares constructions allemandes. Après-guerre ne restait de cette forêt qu'un arbre blessé, - mais debout -, après des mois de bombardements incessants. 

Les villages disparus

Lors de ces affrontements, des villages entiers ont disparus. De Fey-en-Haye reste quelques tombes et les fondations de la chapelle, mais un nouveau village a vu le jour quelques centaines de mètres plus loin : dans la nouvelle chapelle sont à voir les vitraux de Grüber réalisés en hommage aux combats de la Croix des Carmes, et le dernier arbre du champ de bataille... fossilisé. Le village de Remenauville est tombé dans l'oubli, ne restent que les piliers de l'église et de rares pierres tombales.

Le cimetière du Pétant

A Montauville, au cimetière dit "du Pétant", sont enterrés la plupart des combattants français tombés lors des batailles de Bois-le-Prêtre. On y observe des tombes de confessions et de nationalités différentes: catholiques, musulmans, russes... témoins des colonies et des communautées liées à la France en ce début de siècle. Les morts allemands sont enterrés pour l'essentiel au cimetière allemand de Thiaucourt-Regniéville, près de l'ancien village de Remenauville on trouve également un petit cimetière allemand (on le reconnaît aux croix noires) perdu en pleine forêt

Claude Spitznagel se définit lui-même comme un "conteur de l'Histoire". Passionné par l'histoire de sa région, et notamment par les événements de la Grande Guerre, il publie un journal numérique hebdomadaire intitulé "Journal de la guerre 1914-1918", recueil d'articles, de photos, de cartes postales et autres documents d'époque.

Feuilletez le premier exemplaire du "Journal de la guerre 1914-1918":

Journal de La Grande Guerre Numéro 1 by reginejessel

La photo en une de cet article est issue de la collection La Contemporaine : plus de détails sur la photo et la collection en ligne