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Société

Grande-Synthe : l'État a installé des sanitaires pour les migrants... à minima

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Par , France Bleu Nord, France Bleu

Après sa condamnation, l’État a installé des douches, des toilettes et des points d‘eau pour les migrants, qui survivent à Grande-Synthe. Ils sont près de 1.000, regroupés dans un gymnase et tout autour. Les associations avaient saisi la justice pour obtenir le minimum sanitaire pour ces réfugiés.

Des blocs sanitaires (douches, toilettes et points d'eau), ont été installés dans un pré, à l'écart du gymnase où survivent les migrants.
Des blocs sanitaires (douches, toilettes et points d'eau), ont été installés dans un pré, à l'écart du gymnase où survivent les migrants. © Radio France - Matthieu Darriet

Grande-Synthe, France

L’ensemble du bloc sanitaire a été installé dans un pré, de l’autre côté du boulevard, à l’écart du gymnase, à Grande-Synthe. Il y a là une dizaine de douches, dans deux bungalow (un pour les hommes et un pour les femmes), une rampe avec huit robinets et puis une vingtaine de toilettes, vidangées tous les jours. 

C’est mieux qu’avant explique un réfugié irakien : "L’eau c’est vraiment bien, et puis les toilettes c’est du bonheur, mais le problème c’est l’eau qui stagne ici."

"Ce n’était plus possible, à l’intérieur du gymnase, car il n’y a que trois toilettes pour tout ce monde." 

L'État craint un afflux de migrants

Plus il y a d’installations, plus cela attire de migrants, répète l’État. Il constate déjà que le nombre de réfugiés a fortement augmenté ces derniers jours, en passant de 800 à 1.000. Eric Etienne, le sous-préfet de Dunkerque, a donc appliqué la décision de justice, tout en la trouvant inadaptée : "Nous pensions que les mises à l'abri quotidiennes, avec les places d'hébergement que nous proposons, répondaient à l'attente. On a toujours préféré accompagner les gens vers des structures d'hébergement."

"Le juge a considéré qu'il fallait aider la ville à compléter son dispositif parce que manifestement il était insuffisant et qu'elle était en incapacité de faire plus."

L'État contraint par la justice

Dommage qu'il ait fallu en passer par la justice pour obtenir le minimum, très modeste, rappelle de son côté Robert Desprez, de l’association Bethléhem : "Le fait que les associations aient dû réagir au niveau de la justice pour que l'État prenne en considération la demande qui était faite depuis des mois, pour pas dire depuis des années, c'est quand même très regrettable."

Au-delà de cette décision, les associations demandent la création de petits lieux de vie -pas plus de 50 personnes- sur tout le littoral, pour prendre le temps de convaincre les migrants que l’Angleterre n’est pas la solution.