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Dossier : Grenelle des violences conjugales

Grenelle des violences conjugales : "On attend des mesures concrètes, durables et efficaces"

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Par , France Bleu Picardie

Après un week-end où plus de 100.000 manifestants en France ont dit "stop" aux féminicides, le gouvernement dévoile lundi 25 novembre une cinquantaine de mesures, issues du "Grenelle des violences conjugales". Audrey Gondallier, militante féministe amiénoise, attend du concret ... et vite.

Audrey Gondallier, militante féministe amiénoise et co-organisatrice de la marche contre les féminicides samedi 23 novembre
Audrey Gondallier, militante féministe amiénoise et co-organisatrice de la marche contre les féminicides samedi 23 novembre © Radio France - Elodie Touchais

Face aux violences faites aux femmes et aux féminicides, le gouvernement dévoile lundi 25 novembre 2019 une cinquantaine de mesures, issues du "Grenelle des violences conjugales". Samedi, plus de 100.000 personnes ont manifesté dans plusieurs villes françaises. Audrey Gondallier a co-organisé la marche dans le centre-ville d'Amiens, qui a réuni une centaine femmes, à l'appel de plusieurs collectifs féministes. Pour l''invitée de France Bleu Picardie, à 8h10 lundi matin, "il y a une déferlante féministe ... mais pas que".

Dans l'attente de mesures concrètes 

Selon le décompte des associations féministes, 138 femmes ont été tuées par leur conjoint ou ex-conjoint depuis le début de l'année 2019. Audrey Gondallier attend donc de ce Grenelle des mesures "concrètes", par exemple "l'inscription dans la loi du crime féminicide" ou la mise à disposition de "logements d'urgences de manière inconditionnelle" pour les femmes victimes. 

Pour cette militante, le numéro d'appel d'urgence existant, le 3919, ne rempli pas entièrement son rôle actuellement. "Il n'est pas accessible 24/24, explique-t-elle. Des témoignages rapportent qu'il y a du 'victime-blaming', des femmes mal orientées, mal conseillées"

Améliorer le travail de la police et de la justice 

Samedi, à Amiens, la manifestation est partie du commissariat pour terminer au Palais de justice. Un parcours symbolique, explique Audrey Gondallier : "ça représente l'institution qui est sensée couvrir tout le processus, de toutes les femmes victimes de violences". Elle s'appuie sur un rapport du ministère de la justice, qui reconnaît que "la gestion de ce sujet n'est pas satisfaisante". 

"Il y a une défiance de la part des victimes aujourd'hui dans le système juridique et policier" - Audrey Gondallier, militante féministe 

Comment améliorer le système ? "Localement, c'est la formation à l'écoute, à l'accompagnement, à la prise au sérieux des rapports de viols ou d'agressions sexistes et sexuelles", développe-t-elle. Audrey Gondallier souhaiterais également raccourcir les délais pour le traitement de ces dossiers par la justice.  

Interview à réécouter en intégralité sur France Bleu Picardie

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