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Grenoble : 900 personnes dans la rue contre les violences faites aux femmes

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Par , France Bleu Isère

Journée de mobilisation ce samedi à Grenoble. 900 personnes ont marché de l'hôpital de La Tronche jusqu'à la place Saint André en centre-ville. Une manifestation autorisée par la Préfecture pour dénoncer les violences faites aux femmes et pour réclamer plus de moyens.

Tous les deux jours, en France, une femme meurt sous les coups de son conjoint ou de son ex.
Tous les deux jours, en France, une femme meurt sous les coups de son conjoint ou de son ex. © Radio France - Paul Tilliez

"1 féminicide toutes les 48 heures, à qui le tour ?" Un slogan choc noyé dans la marée de pancartes qui dépassent du cortège de 900 personnes mobilisées contre les violences faites aux femmes. Si ces rassemblements ont été annulés dans beaucoup de villes en France, à Grenoble, la préfecture a autorisé ce rassemblement, quatre jours avant la journée internationale de lutte contre les violences faites aux femmes, le 25 novembre. 

Parmi les manifestants, beaucoup de femmes habillées en violet, la couleur du féminisme.
Parmi les manifestants, beaucoup de femmes habillées en violet, la couleur du féminisme. © Radio France - Paul Tilliez

Si la foule scande sa colère, c'est qu'elle estime que rien n'a changé. En début de semaine, le ministère de l'Intérieur a annoncé une hausse de 16% des violences conjugales en 2019, et durant le premier confinement, la plateforme d'écoute pour les femmes victime de violences (3919) a reçu quatre fois plus d'appels que d'habitude. 

Emma est membre de "NousToustes38", un des collectifs à l'origine de la mobilisation de ce samedi : "On était déjà là l'année dernière pour réclamer un milliard d'euros. Ensuite, il y a eu le Grenelle contre les violences conjugales qui a été une mascarade. [...] Aujourd'hui, on a besoin de moyens pour ouvrir des places en hébergements d'urgence et pour mettre en place des dispositifs qui fonctionnent vraiment."

Les 900 manifestants sont partis de l'hôpital de La Tronche pour rejoindre la place Saint-André à Grenoble.
Les 900 manifestants sont partis de l'hôpital de La Tronche pour rejoindre la place Saint-André à Grenoble. © Radio France - Paul Tilliez

En ligne de mire, par exemple, le dispositif Angela. Quand une femme se sent en danger, elle peut entrer dans un commerce et demander à voir Angela, une sorte de nom de code. Une mesure loin d'être suffisante selon Emma : "La police ne se déplacera pas, et pour peu que l'agresseur connaisse la personne, il pourra la suivre à son domicile. Ce sont simplement des dispositifs anti-relous, mais ce n'est pas ça dont on a besoin."

"Ma jupe n'est pas une excuse à tes blagues sexistes, ton harcèlement, ton viol."
"Ma jupe n'est pas une excuse à tes blagues sexistes, ton harcèlement, ton viol." © Radio France - Paul Tilliez

Depuis le début de l'année 2020, 87 femmes sont mortes sous les coups de leur conjoint ou ex-conjoint selon le collectif "Féminicides par compagnon ou ex."

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