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Grenoble : les réactions politiques après la publication d'un sondage sur la sécurité

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Par , France Bleu Isère

L'étude montre que près d'un grenoblois interrogé sur deux ne se sent pas en sécurité dans leur ville. Un résultat qui n'a rien d'étonnant pour les principaux opposants politiques au maire de Grenoble, Eric Piolle.

Les principaux opposants au maire de Grenoble : Emilie Chalas, Olivier Noblecourt, Alain Carignon (de gauche à droite).
Les principaux opposants au maire de Grenoble : Emilie Chalas, Olivier Noblecourt, Alain Carignon (de gauche à droite). © Maxppp - -

Un sondage ViaVoice commandé par l'avocat grenoblois Hervé Gerbi est paru ce lundi 21 septembre. Il montre que 47% des grenoblois interrogés se sentent en insécurité dans leur ville. 79% des personnes sondées estiment que la sécurité est un enjeu prioritaire à Grenoble. Sur le front politique, ces chiffres font réagir les élus d'opposition au maire de Grenoble, Eric Piolle.

Sentiment d'insécurité plus fort chez les femmes, les ouvriers et les employés

Le sentiment d'insécurité est davantage partagé par les Grenobloises : 53%, contre 40% des hommes. Même différentiel selon les catégories socio-professionnelles : les ouvriers et employés se sentent moins en sécurité dans leur ville que les cadres grenoblois. "On sait que les premières victimes de la délinquance sont les femmes, elles sont insultées ou interpellées dans la rue parce qu'elles portent une jupe ou un décolleté. Les enfants des classes les plus populaires sont les premières victimes du trafic de stupéfiants", réagit Emilie Chalas, députée LREM et conseillère municipale d'opposition.

"Ce sondage est le bienvenu pour montrer à quel point il est temps d'agir" - Emilie Chalas.

Emilie Chalas, députée LREM et conseillère municipale d'opposition.

"La sécurité est un problème de gauche"

"J'ai toujours dit que la sécurité est une question de gauche car les plus vulnérables sont les plus exposés. Le droit à la sécurité commence à dépendre du niveau de vie des personnes, de leur origine sociale ou culturelle et cela n'est pas acceptable. Dans un quartier où le sentiment de sécurité est dégradé, c'est tout le tissu du lien quotidien qui est dégradé", selon Olivier Noblecourt, élu d'opposition de gauche au maire de Grenoble.

Olivier Noblecourt, élu d'opposition de gauche au maire de Grenoble.

La question des armes létales 

Cette étude sur le sentiment de sécurité à Grenoble pose également la question de l'équipement de la police municipale avec des armes létales. Un sondé sur trois affirme y être favorable, tout comme Alain Carignon, ancien maire de Grenoble et élu d'opposition de droite.

"Aujourd'hui, les policiers municipaux ne peuvent pas pénétrer dans la moitié de la ville, partout où la délinquance a pris le pouvoir, donc il leur faut des armes létales" - Alain Carignon.

Alain Carignon, ancien maire de Grenoble et opposant numéro un à Eric Piolle.

Alain Carignon affirme qu'il proposera lors du prochain conseil municipal, le lundi 28 septembre, un plan de sécurité pour la ville. Il compte également demander au maire de Grenoble d'accepter l'offre de deux millions d'euros que propose le président de la région Auvergne-Rhône-Alpes, Laurent Wauquiez, pour financer des caméras de vidéosurveillance.

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