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Société

Grenoble : un bus pour briser le tabou de la fin de vie

mercredi 25 juillet 2018 à 17:50 Par Olivia Chandioux, France Bleu Isère

C'est devenu une tradition depuis quatre ans, le bus de l'association pour le droit de mourir dans la dignité (ADMD) sillonne la France l'été. Le but des bénévoles : informer sur les directives anticipées et de discuter euthanasie et suicide assisté.

Le bus de l'association pour le droit de mourir dans la dignité sillonne la France du 28 juin au 31 juillet.
Le bus de l'association pour le droit de mourir dans la dignité sillonne la France du 28 juin au 31 juillet. © Radio France - Olivia Chandioux

Grenoble, France

Mercredi matin, rue Félix Poulat, dans le centre-ville de Grenoble, près du bus rouge de l'association pour le droit de mourir dans la dignité (ADMD), Elisabeth et André, 75 ans tous les deux, discutent du suicide assisté avec l'un des bénévoles. Un sujet qui leur tient particulièrement à coeur comme l'explique André : "Le frère d'Elisabeth était atteint d'une maladie incurable, et comme il avait la nationalité suisse, il est parti là-bas pour mourir. Il l'avait décidé, sereinement, il a choisi et surtout il était entouré par sa famille au moment de partir."

Seule possibilité en France : rédiger des directives anticipées 

Yves aimerait que la loi française change enfin : "je considère que c'est un droit de pouvoir choisir sa mort. On ne doit pas subir des décisions d'autres personnes, on doit les prendre pour nous même." Aujourd'hui, la fin de vie est réglementée par la loi Leonetti.  Grâce à cette loi, tous les Français ont la possibilité de rédiger des directives anticipées qui permettent en cas de maladie grave de faire connaître ses souhaits concernant la fin de vie, de fixer la limite des soins en cas d'état végétatif par exemple.

Les bénévoles de l'ADMD pendant leur étape grenobloise. - Radio France
Les bénévoles de l'ADMD pendant leur étape grenobloise. © Radio France - Olivia Chandioux

Mais c'est insuffisant pour Pierre, bénévole de l'ADMD : "aujourd'hui avec ce document, la seule chose que l'on peut demander c'est une sédation profonde et continue, dans certains cas seulement. Le problème de cette sédation profonde et continue c'est que c'est très hypocrite, ce n'est pas une aide active à mourir, c'est une sorte de coma prolongé, dans lequel la personne va en réalité mourir de faim et de soif. Nous, à l'ADMD, on trouve ça absolument scandaleux." Et les choses ne devraient pas changer tout de suite. La fin de vie ne fait pas partie des thèmes choisis dans le projet de révision des lois bioéthiques qui sera débattu en septembre à l'Assemblée.

L'association distribue le fameux formulaire de directives anticipées. - Radio France
L'association distribue le fameux formulaire de directives anticipées. © Radio France - Olivia Chandioux

"Le problème vient du fait que les gens sont très mal informés sur ces questions de fin de vie" Jonathan Denis, co-responsable des jeunes de l'ADMD