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Grenoble : un hommage aux 12 personnes décédées dans la rue cette année

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Par , France Bleu Isère
Grenoble, France

En 2016, 500 personnes sont décédées dans les rues en France. À Grenoble, depuis juillet dernier, 12 nouveaux noms se sont ajoutés à la liste que tient le collectif "Mort de rue". Lundi midi, plusieurs dizaines de personnes se sont retrouvées au Jardin de ville pour rendre hommage à ces victimes.

Les noms des personnes mortes dans la rue sont ajoutées sur ce tableau chaque année
Les noms des personnes mortes dans la rue sont ajoutées sur ce tableau chaque année © Radio France - Julien Morin

Les noms des personnes décédées dans la rue (voir image ci-dessus) sont affichés sur un tableau accroché au pied du kiosque du Jardin de ville de Grenoble. 12 nouveaux ont été ajoutés cette année, et encore, "ils sont sans doute trois fois plus nombreux en réalité" explique Claire, membre du collectif "Mort de rue" grenoblois depuis six ans maintenant. Lundi midi, le temps de quelques heures, plusieurs dizaines de personnes ont rendus hommage aux morts de la rue, roses blanches à la main.

"Ces roses pour ne pas oublier les personnes qui sont mortes dans l'indifférence" - Judith

Plusieurs dizaines de personnes sont venues au Jardin de ville de Grenoble lundi midi
Plusieurs dizaines de personnes sont venues au Jardin de ville de Grenoble lundi midi © Radio France - Julien Morin

Tour à tour, plusieurs personnes prennent la parole. Des musiciens chantent la perte de l'être proche et adressent un message de solidarité. Georges, qui a connu "quatre mois de galère dans la rue, le froid, la faim", récite un poème de sa composition. Un poème qui parle du train de la vie dans lequel tout le monde ne peut monter. Puis viennent les témoignages, et le rassemblement livre son message. Un homme raconte les décès coup sur coup de deux squatteurs dans le même lieu : "nos chers autorités ont fait ce qu'il faut : ils ont vidé le squat, ils ont tout muré, et 'vaille que vaille, qu'ils aillent où ils veulent', c'est tout".

"Il faudrait avoir le courage de mettre en place une politique globale face au nombre à la hausse de personnes qui meurent dans la rue" - Claire

"Une vie oubliée c'est plus laisser de traces, se souvenir c'est continuer à la faire vivre"
"Une vie oubliée c'est plus laisser de traces, se souvenir c'est continuer à la faire vivre" © Radio France - Julien Morin

Les décès dans la rue ? "Une responsabilité collective" lance Cécile. Elle pointe l'indifférence réservée aux gens dans la rue, confessant elle-même avoir "beaucoup de mal à les regarder, parce que ça fait mal". Quelle solution trouver donc pour ne pas que le nombre des personnes décédées dans la rue n'augmente l'année prochaine ? Pour Claire, la réponse est simple : le logement. "Il y a des lois qui existent, comme la loi de réquisition des bâtiments vides, explique-t-elle. Les logements sociaux sont trop chers, les loyers augmentent, de plus en plus de gens se retrouvent en situation d'être dans la rue. Les gens en très grande précarité sont très vite entraînés dans une spirale infernale qui finit par dégrader la santé physique comme la santé mentale et qui finit par tuer les gens."

Avec le collectif Mort de rue, une association - SOS Méditerrannée - s'est aussi installée au Jardin de Ville lundi midi. Elle pour dénoncer les décès dans l'indifférence des migrants en Méditerranée.

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