Retour
Provence-Alpes-Côte d'Azur Corse Auvergne-Rhône-Alpes Grand Est Bourgogne-Franche-Comté Occitanie Nouvelle-Aquitaine Centre-Val de Loire Île-de-France Hauts-de-France Normandie Pays de la Loire Bretagne
  • Toute la France
  • Auvergne-Rhône-Alpes
  • Bourgogne Franche-Comté
  • Bretagne
  • Centre-Val de Loire
  • Corse
  • Grand Est
  • Hauts-de-France
  • Île-de-France
  • Normandie
  • Nouvelle-Aquitaine
  • Occitanie
  • Pays de la Loire
  • Provence-Alpes-Côte d'Azur
Changer de région
Centre-Val de Loire
Changer de région
Corse
Changer de région
Hauts-de-France
Changer de région
Normandie
Retour
Société

Grève aux urgences de Rochefort : "On maltraite nos patients, ils ont des escarres à force de rester sur les brancards"

mercredi 4 avril 2018 à 9:09 Par Tommy Cattaneo, France Bleu La Rochelle

Les médecins des urgences de l'hôpital de Rochefort sont en grève illimitée à partir de ce mercredi. Ils dénoncent la fermeture à venir de 15 lits supplémentaires dans les étages de l'hôpital, ce qui aura pour conséquence d'encombrer encore un peu plus des urgences déjà surchargées.

En 2017, les urgences de l'hôpital de Rochefort ont accueilli 36 000 patients.
En 2017, les urgences de l'hôpital de Rochefort ont accueilli 36 000 patients. © Radio France - Tommy Cattaneo.

Rochefort, France

Ils ne peuvent plus faire leur travail correctement. Les 13 médecins urgentistes de l'hôpital de Rochefort, en Charente-Maritime, sont en grève illimitée à partir de ce mercredi. Ils protestent contre la fermeture de 15 lits dans les étages supérieurs du centre hospitalier. 

"On a l'impression de maltraiter nos patients" - Antoine Depelchin, médecin urgentiste à Rochefort.

Après la suppression de 30 places entre 2016 et 2017, cette nouvelle mesure d'économie ne passe pas au sein du personnel des urgences. D'où la mobilisation, et c'est rare, des médecins urgentistes. "Si vous fermez des lits dans les étages, ce sont les urgences qui vont déjà absorber les patients qui arrivent" explique Antoine Depelchin, médecin urgentiste à Rochefort et membre de l'association des médecins urgentistes de France. "On ne peut déjà pas faire face aujourd'hui, on a l'impression de maltraiter nos patients."

Des escarres à force de rester sur les brancards dans les couloirs des urgences

"Il y a un embouteillage permanent aux urgences", poursuit le praticien. "Les patients restent 12, 24, 36, 48 heures dans les couloirs, sur des brancards, faute de lits disponibles. Il n'y a pas d'intimité, pas de confort, pas d'humanité."

Mardi, les syndicats ont rencontré la direction de l'hôpital. Elle a accepté de repousser la fermeture des 15 lits à la fin du mois d'avril mais c'est loin d'être suffisant pour les médecins urgentistes. "Pour nous c'est intolérable, on ne peut plus s'occuper des gens ! On en voit certains avec des escarres constituées à force de rester sur les brancards, ça n'était jamais arrivé avant", détaille Antoine Depelchin. "C'est inadmissible, c'est comme si on renonçait à notre travail et à notre mission professionnelle."

Les médecins des urgences sont soutenus par les 70 autres praticiens du centre hospitalier, les infirmiers et les personnels paramédicaux. Il y aura quand même un accueil aux urgences, puisque la direction à le droit de réquisitionner les médecins grévistes pour assurer les soins de l'hôpital. L'an dernier, les urgences de Rochefort ont accueilli 36 000 patients.

Contactée, la direction n'a pas souhaité s'exprimer au sujet de cette grève des médecins.