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Société

Grève des assistants maternels en Mayenne : "C'est un appel au secours"

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Par , France Bleu Mayenne

Ce mardi 19 novembre, les assistants et assistantes maternels de France ont été appelés à faire grève contre une mesure qui les forcerait, pour des raisons pratiques, à s'inscrire sur le site internet de la caisse d'allocations familiales (CAF). Un flicage obsolète selon les "nounous" grévistes.

La moitié des 2 600 assistants maternels de Mayenne sont accompagnés par l'Asmat, l'association des assistants maternelles. Nathalie Rocher (à droite) fait ce métier depuis 16 ans.
La moitié des 2 600 assistants maternels de Mayenne sont accompagnés par l'Asmat, l'association des assistants maternelles. Nathalie Rocher (à droite) fait ce métier depuis 16 ans. © Radio France - Simon de Faucompret

Mayenne, France

Ils s'appellent les "gilets roses" : ces assistants et assistantes maternelles en colère ont appelé les 318 000 "nounous" de France à la grève nationale ce mardi 19 novembre, avec dans le viseur l'article 49 du projet de loi sur le financement de la sécurité sociale, discuté en parallèle au Sénat : il vise à les obliger à s'inscrire sur le site Internet de la Caisse d'allocations familiales (CAF) pour y référencer toutes leurs données personnelles. 

En théorie, le but est de faciliter la vie des parents, pour leur permettre de voir directement sur le web les disponibilités des professionnels en temps réel. En pratique, le collectif "Assistants maternels en colère - gilets roses" dénonce un flicage inutile. 

Doublon inutile ?

Pour Mickaël Guérin, référent en Mayenne du collectif des assistants maternels en colère, cette contrainte est injuste. "On voudrait que chacun puisse choisir s'il veut divulguer coordonnées, planning, adresse sur un site internet", avance-t-il. "D'ailleurs, nous avons déjà un site qui nous est dédié, géré par le Conseil départemental de la Mayenne. Pourquoi ce doublon inutile ?" Ce site, commesurdesroulettes.lamayenne.fr, les assistants maternels l'utilisent au quotidien. Mais, détail important : "On a le choix de montrer ou non nos informations personnelles."

"En général, quand on retire un agrément, c'est qu'il y a un danger pour l'enfant." - Mickaël Guérin, référent mayennais des gilets roses.

Pis encore, d'après le référent départemental : si cette mesure passe, la CAF pourra retirer l'agrément d'un assistant maternel en cas de non-respect de la consigne. En d'autres termes, lui interdire d'exercer son travail et de s'occuper d'enfants. "En général, quand on retire un agrément, c'est qu'il y a un danger pour l'enfant", proteste-t-il. "Je ne vois pas où est le danger, vu qu'on parle de s'inscrire sur un site internet. C'est juste une question administrative."

D'autres "nounous" sont carrément méfiantes vis-à-vis de l'outil numérique : "Notre travail, c'est d'accueillir nos petits bambins, de faire desa activités avec eux. Pas de passer notre temps sur Internet !" s'insurge Nathalie Rocher, assistante maternelle à Laval depuis 16 ans. Elle a peur que cette contrainte dénature son travail : "Faire un casting sur un site, c'est compliqué ! On ne se rencontre pas, on ne parle pas, les parents ne voient pas le lieu. On ne peut pas tout faire par voie informatique."

Grève "passive"

Selon le syndicat Force Ouvrière, 80% des assistants maternels de France ont pris part à cette grève. Sauf que ... beaucoup ont quand même travaillé ! Une grève passive expliquée par Mickaël Guérin : "J'accueille les enfants comme d'habitude, j'ai prévenu les parents pour les sensibiliser. _Cet appel à la grève, c'est aussi un appel au secours_. Les parents n'y sont pour rien, les enfants encore moins. On n'a pas beaucoup de pouvoir, on compte beaucoup sur nos élus", ajoute-t-il alors que ce projet de loi doit repasser prochainement sur les bancs de l'Assemblée nationale.

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