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Société

Grippe aviaire en Dordogne : les producteurs de foie gras d'oie épargnés mais toujours vigilants

dimanche 4 mars 2018 à 16:04 Par Manon Derdevet, France Bleu Périgord

Ce dimanche à Sarlat, les producteurs de foie gras d'oie et les élus locaux ont fait un état des lieux de l'impact de la dernière vague de grippe aviaire en Dordogne. Si le département a été relativement épargné, les éleveurs continuent de s'inquiéter pour l'avenir de leurs exploitations.

En Dordogne, une quarantaine de producteurs font du foie gras d'oie
En Dordogne, une quarantaine de producteurs font du foie gras d'oie © Maxppp - BELPRESS/MAXPPP

Dordogne, France

Ce dimanche à la mairie de Sarlat, les élus locaux et les professionnels de l'élevage d'oie ont dressé un bilan de l'influence de la dernière vague de la grippe aviaire sur la Dordogne. Si tout le monde est d'accord pour dire que les élevages périgourdins ont été peu touchés par le virus, les acteurs du secteur ne sont pas pour autant rassurés. 

Le renforcement des mesures de biosécurité

La dernière vague de grippe aviaire a touché plusieurs exploitations en France et causé la mort de milliers d'oiseaux mais le Périgord a été épargné par le virus. Pour Frédéric Piron, le directeur départemental de la Cohésion Sociale et de la Protection des Populations ce sont les nouvelles mesures de biosécurité mises en place ces derniers mois qui ont permis de préserver le département. "Les producteurs périgourdins se sont adaptés et ils ont mis en place de nouveaux moyens pour protéger leurs exploitations. C'est le seul moyen de limiter les risques." Parmi ces nouvelles mesures, l'importance de conserver un SAS sanitaire mais aussi d'imposer plus de normes sur le nettoyage et la désinfection des exploitations. 

Des exploitants en difficulté

Mais le spectre d'une troisième vague d'influenza aviaire reste dans tous les esprits et les nouvelles normes de biosécurité n'enchantent pas tous les producteurs. Pour certains, le coût de ces installations est trop élevé et mettrait en difficulté certains exploitants. 

"C'est un métier soumis à de plus en plus de normes et tous les exploitants ne peuvent pas investir dans ces technologies. Résultat, ça rend le métier encore plus compliqué et les jeunes ne veulent plus s'installer" déplore un éleveur.

Du côté des élus, on rappelle que mieux vaut des investissement élevés pour assurer la bonne santé des oies qu'une vague de grippe aviaire qui pourrait faire perdre à l'agriculteur tous ses oiseaux.