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Société

Gros succès pour les voyages en autocar au départ de Paris

lundi 17 août 2015 à 12:48 Par Martine Bréson, France Bleu Paris

Ceux qui choisissent les autocars longue distance pour se déplacer dans l'Hexagone sont de plus en plus nombreux. Un peu plus d’un mois après le lancement, à la mi-juillet 2015, de nouvelles lignes partout en France, les cars font le plein grâce à des prix très attractifs.

autocar,Isilines
autocar,Isilines © Radio France

L’autocar, c’est le nouveau moyen de transport qui a été adopté par de nombreux voyageurs qui voulaient se déplacer en France cet été. On connaissait déjà Eurolines pour les voyages en bus en Europe, depuis la mi-juillet 2015, grâce à la loi Macron qui a libéralisé le marché, de nouvelles lignes ont été lancées pour se déplacer à l’intérieur de nos frontières . C'est ce qu'a fait Isilines. Et ça plait. Les clients sont au rendez-vous. Ils sont surtout attirés par les prix très bas qui sont proposés et qui compensent la longueur du trajet.

Des prix imbattables

Les premiers prix sont à 5 euros mais si vous n’arrivez pas à acheter ces billets, les autres tarifs restent intéressants. Vous pouvez trouver un aller-retour entre Paris et Toulouse pour 24 euros ou encore payer 50 euros pour relier Paris et Lyon (A/R). C’est bien moins cher que le train et malgré la durée du voyage (neuf heures pour un Toulouse/Paris) les clients se ruent sur ces billets à petits prix. La compagnie Isilines, par exemple, a déjà vendu 35.000 billets depuis son lancement le 10 juillet 2015.

Sébastien Vincent, le directeur de la gare routière de Paris-Gallieni (Seine-Saint-Denis) d’où partent les autocars Eurolines et Isilines, est satisfait du démarrage : "On a un taux de remplissage moyen selon les lignes, d’à peu près 70%, avec des destinations phares, Paris/Toulouse, Paris/Nantes, Paris/Bordeaux/Bayonne, qui sont systématiquement pleines notamment le weekend. Cela conforte l’idée qu’il y a un vrai besoin d’un transport par car en France, un besoin de mobilité à petits prix ". 

Qui sont ces voyageurs qui choisissent l’autocar ?

Beaucoup de jeunes de moins de 30 ans et de jeunes séniors choisissent ce moyen de transport à cause des prix très bas. Il y a aussi ceux qui étaient des adeptes du covoiturage et qui se tournent vers le car. Le prix et la durée du voyage sont à peu près les mêmes mais, dans le car, il y a des services en plus. Les familles monoparentales sont aussi intéressées car voyager à plusieurs en car revient beaucoup moins cher qu’en train.

"On avait d’abord voulu prendre des billets de train mais c’était notre budget pour partir en vacances : 450 euros ", raconte Noémie qui se déplace avec sa sœur et quatre enfants. La famille a payé en tout 50 euros aller-retour pour le voyage en car Paris-Lyon.

Quentin est étudiant. Lui aussi prenait le train avant l’ouverture des lignes de bus en France. La durée du trajet ne lui fait pas peur: "Là, on est à six heures et demi, ça va, je vais regarder des séries et ça va passer ".

Sébastien, 42 ans, a abandonné le covoiturage pour le car. Il aime les services proposés: "Wifi à bord, possibilité de brancher son téléphone aussi, toilettes à bord, possibilité, si on a des boissons, de les mettre au frais. On peut dormir, il n’y a pas de problèmes, il y a de la place pour les jambes ". Sébastien apprécie aussi la ponctualité des autocars: "En termes d’horaires, impeccable, c’est mieux que la SNCF on va dire ".

E Le succès du car

L’offre va s’accroitre

Le ministre de l’Economie, Emmanuel Macron, table sur 200 lignes intérieures ouvertes d’ici fin 2016 . Les bus rouges d’Isilines sont les premiers à s’être lancés. En 2017, ils espèrent atteindre les 5 millions de passagers annuels.

Il risque d’y avoir de la concurrence. Le leader allemand Flixbus a pour objectif la place de leader sur le marché français. La filiale de la SNCF iDBUS devrait présenter son offre début septembre 2015. L’anglais Megabus se prépare, lui aussi, au lancement d’un réseau intérieur en France.

Malgré tout, il pourrait bien y avoir de la place pour tout le monde. Selon le comparateur Kelbillet.com, qui a lancé en juin kelbus.fr, entre juin et juillet, le nombre de personnes qui ont choisi de voyager en autocar a grimpé de 37%.  

Le problème des gares routières

Le gros point noir pour le développement des voyages en autocar, ce sont les gares routières. Elles sont mal équipées et sous dimensionnées. A Paris par exemple, il y a trois gares routières : Paris-Gallieni, Bercy et Porte Maillot. Mais voilà, la gare routière de Gallieni est trop petite. Celle de Bercy appartient à la SNCF et accueillera uniquement ses autocars. Les autres iront porte Maillot qui, pour l’instant, est un simple parking.

Selon Michel Seyt, président de la Fédération Nationale des Transports de Voyageurs, les gares routières sont "le maillon faible pour l’instant ". Il estime "qu’on ne peut pas imaginer que la prise en charge des passagers se fasse au bord de la route ".

La loi Macron prévoit des schémas régionaux pour les gares routières. Le cadre de développement de ces gares, publiques ou privées, devrait être défini d’ici la fin de l’année.