Retour
Provence-Alpes-Côte d'Azur Corse Auvergne-Rhône-Alpes Grand Est Bourgogne-Franche-Comté Occitanie Nouvelle-Aquitaine Centre-Val de Loire Île-de-France Hauts-de-France Normandie Pays de la Loire Bretagne
  • Toute la France
  • Auvergne-Rhône-Alpes
  • Bourgogne Franche-Comté
  • Bretagne
  • Centre-Val de Loire
  • Corse
  • Grand Est
  • Hauts-de-France
  • Île-de-France
  • Normandie
  • Nouvelle-Aquitaine
  • Occitanie
  • Pays de la Loire
  • Provence-Alpes-Côte d'Azur
Changer de région
Centre-Val de Loire
Changer de région
Corse
Changer de région
Hauts-de-France
Changer de région
Normandie
Retour
Société DOSSIER : Centenaire de la Première Guerre mondiale

Guerre 14-18 : l'ultime adieu de Paul Reuss, le patriote romanesque d’Osse en Aspe

jeudi 8 novembre 2018 à 17:15 Par Daniel Corsand et Oanna Favennec, France Bleu Béarn et France Bleu

Paul Reuss est un Alsacien installé à Osse en Aspe. Cet ingénieur des ponts et chaussées tombe dès les premières semaines du conflit en septembre 1914. Sur son corps, on retrouve une lettre poignante à Marguerite sa femme.

Paul Reuss, l'Alsacien d'Osse en Aspe
Paul Reuss, l'Alsacien d'Osse en Aspe - Archive "Mémoire d'Aspe"

Osse-en-Aspe, France

Paul Reuss est différent des autres conscrits de la Vallée d'Aspe. Il est d'une vieille famille de Strasbourg. En 1880, son père, éminent historien et patriote quitte l'Alsace. Il veut éviter à ses trois fils de servir l'armée Allemande. Les Reuss s'installent à Paris. Paul est à l'école des Ponts et Chaussées à Versailles. Le futur ingénieur y rencontre Georges Cadier ; un des frères Cadier, pionnier du pyrénéisme. Les Cadier vivent à Osse en Aspe. Et Georges fait découvrir la vallée à Paul. Paul tombe amoureux des Pyrénées et de Marguerite la sœur de Georges. Ils se marient en 1908. Quand Paul est mobilisé en août 1914, il est domicilié à Osse, il a deux enfants. Marguerite attend le troisième. 

En première ligne

Paul est simple soldat au 5ème régiment d'infanterie, très engagé dès le début de la guerre. Des le 13 septembre Paul est en première ligne à la baïonnette. Dans une lettre à Georges Cadier du 24 septembre, il raconte que le "5ème" compte déjà 88 morts et 192 disparus. Paul meurt au combat le 26 le lendemain de la rédaction de cette lettre à sa femme Marguerite. Précisément le jour de la naissance de son troisième enfant. Il devait s'appeler Jean. Il s'appellera Jean-Paul.

A l'occasion du centenaire de l'armistice, France Bleu Béarn s'intéresse aux poilus de la vallée d'Aspe et à l'impact de la guerre 14-18 dans le Béarn. Cet article a été réalisé grâce au travail extraordinaire de l'association "mémoire d'Aspe" et de son historien Dany Barraud.