Société

Guerre ouverte contre UberPop : les taxis menacent d’attaquer l’Etat

Par Martine Bréson, France Bleu Paris mercredi 22 avril 2015 à 18:00

UberPop ok
UberPop ok © Radio France

L’ultimatum lancé à l’Etat par les taxis prend fin jeudi. Les taxis réfléchissent maintenant aux actions qu’ils vont lancer. Ils veulent obliger l’Etat à faire respecter la loi qui interdit à des conducteurs non professionnels de se faire payer via l’application Uberpop pour transporter des particuliers.

Les taxis repartent à l’attaque contre UberPop et ils sont tous d’accord. Le Gouvernement doit prendre des mesures contre le service UberPop proposé par la société américaine Uber.    

UberPop permet de mettre en relation des particuliers et des conducteurs non professionnels qui acceptent de"faire le taxi ". En théorie, ce service est interdit pas la loi depuis la loi Thévenoud d’octobre 2014 . Mais dans la réalité rien n’a changé et les taxis en ont assez.

Le 9 avril, quatorze organisations professionnelles avaient indiqué qu’elles laissaient 15 jours au gouvernement pour mettre fin à ce qu’ils qualifient de "travail dissimulé". Les 15 jours sont passés et rien n’a changé. Les taxis sont prêts désormais à mettre leur menace à exécution. Parmi les actions envisagées par les taxis, il y a la grève fiscale et la grève des charges sociales mais de manifestation ou d’opérations escargot.

Dans un communiqué, les taxis dénoncent l’attitude d’Uber. "Depuis le début de l’année bénéficiant de report des décisions de justice en septembre voire octobre, l’UBER organise un racolage de grande ampleur de chauffeur clandestin pour faire pression sur les pouvoirs publics ". Les taxis se demandent pourquoi le gouvernement n’intervient pas et pourquoi il n’y a pas de sanction contre ces "travailleurs clandestins ".

Uber résiste

Uber qui s’est lancé dans une véritable bataille juridique essaye de gagner du temps pour s’imposer. Et cela a l’air de marcher. Les juges d'appel, qui statuaient sur la demande d'interdiction du service UberPop ont estimé que la loi qui devait clarifier la situation, est floue. La cour d’appel de Paris a reporté sa décision concernant UberPoP. Elle n’a pas prononcé de mesure d’interdiction à titre conservatoire, comme cela avait été demandé.

A Paris les contrôles contre UberPop se multiplient

Depuis le début de l’année 2015, 350 chauffeurs UberPop avaient été interpellés en région parisienne pour exercice illégal de la profession de taxi. Il s’agit d’une "activité illégale et déloyale " avait expliqué en février, Pierre-Henry Brandet le porte-parole du Ministère de l’Intérieur.

Et pourtant les inscriptions sont toujours possible sur internet pour conduire ou être conduit. Pour les taxis, interpeller des chauffeurs ce n'est pas suffisant, il faut punir ceux qui mettent en place ces systèmes.

S Les taxis attaquent l'Etat