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Handicap : « j’aime pas les masques », immersion dans un foyer d’accueil spécialisé

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Par , France Bleu Sud Lorraine

Comment les personnes en situation de handicap vivent la pandémie du Covid-19 ? Nous avons poussé la porte du foyer d’accueil spécialisé de Diarville en Meurthe-et-Moselle avec 17 résidents toujours en partie confinés et qui n’aiment pas les masques.

Les animaux de la mini-ferme ont eu droit à davantage d'affection.
Les animaux de la mini-ferme ont eu droit à davantage d'affection. © Radio France - Thierry Colin

Laura Parisot le dit sans détour : « j’aime pas les masques » et la jeune femme regrette l’époque où elle pouvait « faire des bisous ». Alors l’âne Roméo, qui est un peu la star de la mini-ferme, qui compte dindons, poney, moutons et autres lapins, reçoit plus d’affection et de foin que d’habitude. 

Les gestes barrières interdisent le contact pour ces jeunes adultes handicapés plutôt tactiles et le port du masque par les salariés de l’établissement ne plait pas à tous les résidents comme le reconnait Audrey Rimoldi, référente d’équipe du foyer d’accueil spécialisé Equipage de Diarville où résident 17 personnes en situation de handicap mental dans des appartements autonomes et 8 résidents de jour en temps normal.

Maitient des repas collectifs

Un confinement avec des entrées et sorties limitées dès le 17 mars, mais les repas n’ont pas été pris chacun seul dans les studios avec un confinement strict : la direction, en accord avec les familles, a choisi de conserver des repas collectifs en respectant les gestes barrières.

Pour Corinne Gasperini, la directrice, les recommandations de l’Agence régionale de santé étaient compliquées à appliquer avec un protocole très strict qui aurait obligé à interdire tout collectif et à maintenir un confinement dans les studios : « on s’est dit que l’on ne pouvait pas le garantir, que les résidents porteurs de handicap ne le comprendraient pas et que ce serait même contre-productif. Et on a observé, que le fait qu'ils soient restés ensemble, avec des gestes barrières, les a aidé ».

Le plus stressant ? Le fait de nous voir porter des masques

« Le collectif, les a aidés à supporter l'absence des familles et l'absence des sorties. Et les familles nous ont fait entièrement confiance ». Poursuit la directrice qui note que cette expérience inédite a soudé une équipe en place depuis bientôt dix ans dans cette structure implantée à la campagne au pied de la colline de Sion.

« Le plus stressant ? Je pense que ça a été cet arrêt de contact avec nous du jour au lendemain et le fait de nous voir porter des masques » confie Audrey Rimoldi, référente d’équipe, à qui certains résidents expliquent qu’ils en ont « marre du masque ». Mais, malgré le stress, chacun s’adapte à la situation.

Mini-ferme et jardinage

Les visites des familles ont repris progressivement, tout comme les sorties pour l’heure limitées à des balades dans le village ou sur des sentiers, et les activités extérieures sont toujours limitées tout comme les interventions de personnes extérieures. La mini-ferme et l’espace, près de deux hectares, a permis de bien vivre cette période en autonomie avec des résidents en petits groupes qui ont profité du soleil pour jardiner ou aller plus souvent s’occuper des animaux. 

Ce qui manque le plus, c’est les certitudes

« Il y a vraiment un effet apaisant par l'espace et par le contact avec les animaux, qui sont aussi très tactiles. Les câlins et le contact, qui ne pouvaient pas se faire avec le personnel, s’est fait avec les animaux qui sont habitués aux visites » constate la directrice. 

Une ferme mise en place par l’association Equipage qui a aidé à la création de ce foyer d’accueil spécialisé géré par l’association fondation Bompard basée à Novéant-sur-Moselle. 

Tous les résidents et les 21 salariés ont été testés négatifs au covid-19 avec un foyer d’accueil spécialisé qui limite toujours les sorties et les entrées. « Ce qui manque le plus, c’est les certitudes » avoue la directrice qui estime qu’il faut prendre le temps avant de déconfiner davantage. 

Ecoutez la directrice du FAS Equipage de Diarville.

Reportage dans le foyer d'accueil spécialisé.

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