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Handicap : "Le gouvernement parle d'intégration, mais il fait de la désintégration"

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Par , France Bleu Hérault

Action symbolique ce mercredi 5 février à midi devant la préfecture à Montpellier pour défendre les droits des personnes handicapées : les associations dénoncent une menace de baisse drastique de leurs revenus.

Un petit groupe s'est rassemblé ce mercredi 5 février devant la préfecture à Montpellier pour demander le maintien de l'Allocation Adulte Handicapé
Un petit groupe s'est rassemblé ce mercredi 5 février devant la préfecture à Montpellier pour demander le maintien de l'Allocation Adulte Handicapé © Radio France - Marie Ciavatti

"_Pour que handicap et pauvreté ne soient pas la double pein_e !" Ce mercredi 5 février, une délégation de personnes handicapées s'est rassemblée devant la préfecture à Montpellier, pancartes autour du cou pour demander le maintien de l'allocation adulte handicapé. L'AAH, menacée de disparaître au profit d'un revenu universel d’activité qui engloberait aussi le revenu de solidarité active. 

Simplification administrative dit le gouvernement. Les associations craignent à l'inverse que cette réforme ne fragilise le quotidien de plus d’un million de personnes handicapées en France. Inquiétudes qu'elles expriment dans une tribune parue le mardi 4 février dans le quotidien Libération

Elles ont lancé une pétition pour faire reculer le gouvernement qui a rassemblé 61.000 signataires. 

De 1.000 à 500 euros

Patricia Czolacz, 50 ans, est venue en fauteuil roulant depuis Palavas par ses propres moyens, en bus puis tram. "Je suis venue défendre mes droits. Je suis mariée, avec un enfant. Aujourd'hui je reçois 1.000 euros par mois, mais avec la réforme ce sera 500. Le gouvernement parle d'intégration, mais il fait de la désintégration." 

La peur de ne plus pouvoir vivre décemment. Reportage

À ses côtés, Valérie Dumas, dont le handicap est dit "invisible" : différents troubles de la personnalité et du comportement qui l'empêchent de travailler depuis 2014. Elle est handicapée deuxième catégorie, à 50 % et touche 900 euros par mois. "Avec un enfant à charge, je ne m'en sors pas. Si je n'arrive pas à vivre dignement aujourd'hui alors qu'en sera-t-il demain? C'est la misère..."

"Cette réforme ça veut dire quoi? Que le gouvernement veut mettre au banc de la société les handicapés ? Qu'on est des monstres ?"

Et elle poursuit : le problème avec ce revenu universel, c'est que "nous serions tenus à aller chercher du travail. Comment quelqu'un qui est reconnu en incapacité totale pourra aller trouver du travail ? Comment savoir si une personne schizophrène sera acceptée dans une équipe? Quand on sait que quatre associations ont quitté les négociations, ça veut dire quoi ? Que le gouvernement est obtu ?" 

"Si je n'arrive pas à vivre dignement aujourd'hui alors qu'en sera-t-il demain?". Valérie Dumas, 49 ans.

Retrait de la réforme

Les associations demandent le retrait de la réforme ou du moins de préserver l'allocation handicapé. "Parce que des personnes nous disent qu'elles vont finir par faire la manche... Ce n'est plus possible", explique Nadine Beurroies, bénévole pour la fédération des adultes et travailleurs handicapés.

Pour la pétition, l'objectif est d'atteindre les 70.000 signataires d'ici le 9 février

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