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Société

Handicap : des congés payés spéciaux pour les aidants, un espoir pour une maman périgourdine

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Par , France Bleu Périgord, France Bleu

Une aide financière pour les aidants salariés va bientôt être dévoilée par le gouvernement. Selon Franceinfo ce vendredi, elle s'élèverait à 40 euros par jour de congé "proche-aidant". Un coup de pouce attendu par Karine Prot, une maman qui s'occupe de son fils handicapé à Rouffignac-de-Sigoulès.

Karine a dû arrêter de travailler pour s'occuper de son fils Mathys.
Karine a dû arrêter de travailler pour s'occuper de son fils Mathys. - Karine Prot.

Rouffignac-de-Sigoulès, France

La ministre de la Santé compte détailler à la fin du mois une aide financière pour les congés "proche-aidant", jusque-là non indemnisés, information détaillée ce vendredi par franceinfo. 

Cette aide avoisinerait les 40 euros par jour pour des congés allant jusqu'à 3 mois cumulés. Un soulagement pour de nombreux aidants, dont Karine Prot, une maman qui s'occupe de son enfant handicapé à Rouffignac-de-Sigoulès (Dordogne).

400 euros d'aides par mois

Lorsque Mathys est né, Karine a dû quitter son emploi dans un supermarché pour s'occuper de son fils, polyhandicapé moteur. Aujourd'hui âgé de 13 ans, Mathys est pris en charge dans un centre spécialisé à Périgueux plusieurs jours par semaine. Le papa travaille, alors le reste du temps, Karine s'occupe de lui à plein temps, puisqu'il ne peut ni s'alimenter ni s'hydrater seul par exemple.

"On va dire que c'est la course. Le matin il faut se lever très rapidement, donner les médicaments à mon fils, l'habiller, lui donner son bain, énumère la maman. Le midi, il faut l'aider à se nourrir et cela peut prendre deux heures, puis le changer, l'hydrater dans la journée, lui raconter des histoires... ect". Une journée épuisante "physiquement et mentalement" explique la maman, qui touche au total 400 euros par mois d'aides de la MDPH. Alors Karine veut travailler à nouveau, pour des raisons financières mais aussi sociales et retrouver "un contact avec les gens". 

"Je trouve ça normal"

Et avec cette aide annoncée par le gouvernement, c'est un nouvel espoir et une nouvelle motivation pour Karine Prot. "Je trouve ça normal. Si jamais il arrive quelque chose à mon fils, ou qu'on m'appelle d'urgence, le fait d'être rémunérée va m'aider à prendre quelques jours sans me poser de questions." Car la moindre consultation chez un spécialiste à Bordeaux, où elle se rend régulièrement, lui bloque une demie-journée. "Peut-être que cela va nous sortir une épine du pied" espère la maman, qui estime que la cause des aidants n'est pas assez médiatisée et prise en compte par les pouvoirs publics. 

Elle milite pour un revenu de base pour les aidants qui choisissent de s'occuper à temps plein de leurs proches handicapés.

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