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Société

Harcèlement et agressions sexuelles : Sandrine Rousseau crée une adresse mail pour mettre les victimes en contact

mercredi 1 novembre 2017 à 15:51 Par Thibaut Lehut, France Bleu

Sandrine Rousseau, l'une des quatre élues écologistes qui avaient accusé publiquement en mai 2016 Denis Baupin de harcèlement et d'agressions sexuelles, a annoncé lundi la création d'une adresse mail destinée à faciliter le déclenchement d'éventuelles démarches judiciaires.

Sandrine Rousseau, en mai 2015.
Sandrine Rousseau, en mai 2015. © AFP - Joel Saget

En mai 2016, elle avait mis en cause le député écologiste Denis Baupin pour des faits présumés de harcèlement et d'agression sexuelle. Ce lundi, Sandrine Rousseau a annoncé la création d'une adresse mail intitulée suisjeseule@gmail.com, destinée à recueillir des signalements de victimes afin de les mettre en contact.

Le principe est simple : les victimes présumées de harcèlement sexuel, d'agressions sexuelles et de viol sont invitées à se faire connaître en remplissant "un court questionnaire" fourni par l'association Parler, que préside Sandrine Rousseau. "À partir de cinq signalements sur une même personne, les victimes seront informées et il leur sera proposé de se mettre en contact pour faciliter un éventuel dépôt de plainte groupé", explique le communiqué de l'association.

"Passer de la colère à la plainte"

"Savoir que l'on est plusieurs victimes à porter plainte donne beaucoup de force", a expliqué Sandrine Rousseau à RTL. "Il faut donner les moyens aux femmes de passer d'une forme de colère exprimée sur les réseaux sociaux au dépôt de plainte. C'est une manière d'obliger la justice à regarder ce qu'elle ne veut pas regarder", a-t-elle ajouté. L'ex vice-présidente du conseil régional du Nord-Pas-de-Calais avait elle-même porté plainte contre Denis Baupin, en compagnie de plusieurs autres femmes, avant que la justice ne classe l'affaire sans suite en raison de la prescription.

Suite au scandale Weinstein, du nom de ce producteur américain accusée par de nombreuses femmes d'être l'auteur de harcèlement, d'agression sexuelle et de viol, la parole s'est libérée en France comme dans d'autres pays. Avec parfois des suites judiciaires. C'est notamment le cas de l'affaire concernant l'islamologue Tariq Ramadan, contre lequel deux femmes ont porté plainte. Idem pour l'ex-directeur de la rédaction de France 2 Eric Monier, visé par une plainte d'une journaliste de BFM TV.

Le milieu associatif se mobilise également, avec des initiatives diverses. L'une des plus évoquées est celle de deux militants féministes qui ont mis sur pied un numéro de téléphone "anti-relou". Ce dernier permet à des femmes de donner un faux numéro pour se débarrasser d'hommes trop insistants. Le dispositif, victime d'une campagne de cyber-harcèlement, a cependant dû être suspendu lundi.