Société

Harcèlement scolaire : "La plupart du temps, ça commence par des surnoms comme le bœuf ou la baleine"

Par Sébastien Germain, France Bleu Azur mercredi 18 janvier 2017 à 9:13

Semaine du harcèlement scolaire
Semaine du harcèlement scolaire © Maxppp - Philippe ARNASSAN

C'est la semaine de prévention contre les violences en milieu scolaire, une opération organisée par la MAE. Le harcèlement scolaire touche une vingtaine de cas dans les Alpes-Maritimes depuis la rentrée.

Alain ALQUIER est directeur d'école sur Nice et président de la MAE solidarité. Il organise cette semaine de prévention dans les Alpes-Maritimes.

"Les conséquences peuvent être terribles"

Une vingtaine de cas depuis le début de la rentrée c'est déjà un chiffre trop important pour Alain Alquier : "ça parait pas énorme, mais dans mon établissement c'est une vingtaine d'élève et je ne veux pas les laisser tomber. Les conséquences peuvent être terribles, ça peut aller jusqu'à la dépression ou les tentatives de suicide. Il faut réussir à faire parler les témoins des scènes ou il y a un harceleur."

Le début du harcèlement

"Au départ c'est souvent un surnom, un enfant un peu gros on va l'appeler le bœuf ou la baleine, des enfants roux : poils de carotte. Aujourd'hui, la victime n'est même plus tranquille chez elle avec le cyber-harcèlement."

Comment détecter le harcèlement ?

"Pour détecter un harcèlement c'est souvent des notes en baisses, ou un manque d'envie, l'enfant ne va plus à son entrainement de foot ou ne veut plus s'amuser. Il faut communiquer avec l'enfant et nous alerter."

Le harcèlement scolaire