Société

Hausse de la mortalité routière en Ille-et-Vilaine : "Nous allons renforcer les contrôles" annonce la Préfecture

Par Romain Pouzin Roux, France Bleu Armorique mercredi 5 octobre 2016 à 12:15

Alcoolémie et vitesse seront plus contrôlées, notamment pendant les périodes de départs en vacances.
Alcoolémie et vitesse seront plus contrôlées, notamment pendant les périodes de départs en vacances. © Maxppp - CELIK ERKUL

Faut-il plus de répression sur les routes ? C'était notre question du jour ce mercredi matin, après l'annonce la veille d'une forte augmentation du nombre de morts sur les routes en Ille-et-Vilaine. Si vous n'y êtes pas tous favorables, c'est en tout cas la décision prise par la Préfecture.

C'est un "cri d'alarme" que le Préfet d'Ille-et-Vilaine a lancé mardi. Depuis le début de l'année, 41 personnes sont mortes sur les routes du département, onze de plus qu'à la même époque l'année dernière. Nous posions donc la question ce mercredi matin sur France Bleu Armorique : faut-il plus de répression sur les routes ? "Oui", a clairement répondu notre invitée, Agnès Chavanon, directrice de cabinet du Préfet.

"Nous menons des actions de sécurité routière souvent et ces contrôles vont se multiplier en Bretagne dans les prochains mois".

Les automobilistes sont donc prévenus : les contrôles d'alcoolémie et de vitesse vont être renforcés en Ille-et-Vilaine. "Nous allons notamment cibler les périodes de grands départs", a prévenu la numéro 2 de la Préfecture, qui rappelle également que "le procureur de la République a décidé d'être plus ferme en matière de lutte contre la sécurité routière".

"La répression... et la prévention"

L'occasion choisie par la directrice de cabinet de lancer un appel à la responsabilité des conducteurs. "La moitié des accidents sont dus à des comportements individuels, c'est-à-dire des personnes seules qui perdent la vie après une perte de contrôle", nous apprend-elle. Dans beaucoup de cas, les accidents sont dus aux "distracteurs d'attention", comme les portables qui sont d'ailleurs au coeur de la dernière campagne de sécurité du gouvernement.

Ce renforcement de la répression n'est pas forcément au goût de tous. "On risque de marginaliser encore plus les mauvais conducteurs si on leur retire leurs permis ou, pire, si on les envoie en prison", fait remarquer Yvette, une auditrice de Mordelles, "alors que leur comportement est déjà en marge de la société". Pour elle, c'est d'abord du côté de l'éducation que tout se joue. Et si ça ne fonctionne pas de côté là ? "Envoyons les chauffards dans des hôpitaux ou des centres de rééducation pour qu'ils voient les conséquences de leurs actes", répond Yvette.

"La lutte contre l'insécurité routière marche sur deux jambes," réagit Agnès Chavanon. "La répression et la prévention. Et depuis des années, nous multiplions les actions dans les écoles, les collèges et les lycées, et cela a porté ses fruits". Le bras droit du Préfet rappelle aussi que le bilan n'est pas tout noir. "Malgré les fluctuations annuelles, la mortalité routière a drastiquement diminué depuis le début des années 2000".

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