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Société

Hausse des prix du carburant : le covoiturage de plus en plus plébiscité

mercredi 7 novembre 2018 à 21:49 Par Théo Caubel, France Bleu Occitanie

Face à la hausse des prix du carburant, ils sont de plus en plus d'automobilistes à se tourner vers le covoiturage jugé économique et convivial. Même si certains regrettent de ne pas trouver de trajets qui correspondent à leurs destinations ou leurs horaires.

Sur l'aire de covoiturage de Saint-Sulpice-la-Pointe, le parking est plein tous les jours.
Sur l'aire de covoiturage de Saint-Sulpice-la-Pointe, le parking est plein tous les jours. © Radio France - Théo Caubel

Saint-Sulpice-la-Pointe, France

Tous les matins c'est le même rituel, des habitants de Saint-Sulpice-la-Pointe et de ses alentours se retrouvent sur l'aire de covoiturage de la commune pour se rendre au travail. Ils partagent ainsi leur voiture et leur frais. Ce parking situé en bordure de l'A68 entre Albi et Toulouse est plein tous les jours. Certaines voitures doivent même se garer sur le bas côté. 

"On pense de plus en plus au covoiturage"

Avec la hausse des prix du carburant ses dernières semaines, ils sont de plus en plus d'automobilistes à vouloir faire du covoiturage. Lucie doit se rendre à Toulouse pour aller voir un concert. Elle sent l'impact des augmentations. "On fait moins de trajets, reconnait-elle. Et on pense de plus en plus au covoiturage, c'est sûr." 

"À chaque sortie d'autoroute, il y a une « Aire de covoiturage »"

D'ailleurs pour se rendre à Toulouse, elle a choisi cette option. C'est une amie à elle qui vient la chercher, Malorie, qui n'est pas encore habituée à ce concept. "En venant, j'ai remarqué qu'à chaque sortie d'autoroute il y a marqué "Aire de covoiturage", remarque-t-elle. Je ne m'en étais jamais rendu compte."

"Je serais prêt à faire du covoiturage si quelqu'un habitait près de chez moi. Mais ce n'est pas le cas" explique William qui vit près de Saint-Sulpice-la-Pointe

D'autres profites de l'arrêt de bus juste à côté de cette aire pour laisser leur voiture. Sandrine vit à Toulouse et elle travaille à Albi. Elle fait la moitié du trajet avec son véhicule et le reste en transport en commun. "Ça me fais quand même économiser la moitié de mon trajet, la moitié du carburant et donc du prix. Je ne connais personne qui a les mêmes horaires que moi et qui vient de là où je viens. Donc, j'ai cherché la solution la plus adéquate", explique-t-elle.

Le covoiturage parfois difficile à la campagne

Mais tout le monde n'a pas la chance de trouver un moyen de substitution à sa voiture. William vit à la campagne à côte de Saint-Sulpice-la-Pointe. Il ne connait personne avec qui il pourrait faire un covoiturage et il n'y a pas de bus qui passent près de chez lui. Alors quand le gouvernement demande d'utiliser les alternatives à la voiture, il se sent oublié. "C'est surtout pour les gens qui travaillent sur Toulouse ou sur Albi. Pour des gens qui travaillent dans un milieu rural, il faut pouvoir", se désole-t-il.

Et il le reconnaît s'il n'arrive pas à trouver de solution, il devra trouver des économies pour faire face à la hausse des prix du carburant.