Retour
Provence-Alpes-Côte d'Azur Corse Auvergne-Rhône-Alpes Grand Est Bourgogne-Franche-Comté Occitanie Nouvelle-Aquitaine Centre-Val de Loire Île-de-France Hauts-de-France Normandie Pays de la Loire Bretagne
  • Toute la France
  • Auvergne-Rhône-Alpes
  • Bourgogne Franche-Comté
  • Bretagne
  • Centre-Val de Loire
  • Corse
  • Grand Est
  • Hauts-de-France
  • Île-de-France
  • Normandie
  • Nouvelle-Aquitaine
  • Occitanie
  • Pays de la Loire
  • Provence-Alpes-Côte d'Azur
Changer de région
Centre-Val de Loire
Changer de région
Corse
Changer de région
Hauts-de-France
Changer de région
Normandie
Retour
Société

Hausse des recours contre les discriminations liées à l'âge

mardi 1 octobre 2013 à 11:27 France Bleu

A l'occasion de la Journée mondiale des personnes âgées, le défenseur des droits Dominique Baudis a présenté les chiffres des discriminations liées à l'âge. Les requêtes liées à l'âge représentent 6% des saisines, faisant l'âge le troisième motif potentiel de discrimination. Le secteur de l'emploi est touché, mais pas seulement.

Dominique Baudis
Dominique Baudis © Maxppp

Environ 12.000 requêtes ont été déposées auprès du défenseur des droits, pour discrimination liée à l'âge. C'est 6% du total, explique le défenseur, Dominique Baudis, dans une interview au journal La Croix . De fait, l'âge est le 3e motif de saisine pour discrimination, loin derrière la santé ou le handicap (25%), et l'origine (22%).

Si le pourcentage de requêtes liées à l'âge est nettement inférieur, il est toutefois "en régulière augmentation ", affirme Dominique Baudis, alors que ce mardi est la Journée mondiale des personnes âgées. L'accès à l'emploi est l'un des domaines dans lesquels l'âge représente un motif de discrimination, mais ce n'est pas tout : "Des personnes se voient refuser l'accès à des assurances, des crédits ou même à la location d'un appartement ", explique le défenseur des droits. 

Le logement, motif de préoccupation

L'accès au logement représente en effet un "vrai motif de préoccupation ", selon le défenseur des droits, qui cite l'exemple d'un couple de septuagénaires : "L'agence leur a opposé un refus, en opposant la loi Mermaz votée en 1989, qui protège les locataires de plus de 70 ans. Si le propriétaire rompt le bail, il doit faire tout son possible pour reloger ses locataires. Dans ce cas précis, l'agence a estimé qu'il valait mieux louer à quelqu'un d'autre ". Saisi par le couple, le défenseur des droits a obtenu la signature de la transaction avec l'agence, plus 21.000€ d'indemnités.

La question des "maltraitances institutionnelles " en maison de retraite se pose aussi, notamment à cause de "carences dans la formation du personnel ou le niveau d'encadrement ", explique Dominique Baudis, alors que les problèmes de paiement du forfait journalier se multiplient. Enfin, "nous sommes aussi contactés par des grands-parents qui ont du mal à faire valoir leurs droits pour voir leurs petits-enfants ", affirme-t-il.