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Société

Hausse du carburant : Dans le Loiret aussi, des citoyens appellent à manifester le 17 novembre

lundi 5 novembre 2018 à 13:47 Par Eric Normand et Xavier Demagny, France Bleu Orléans

La colère gronde et s'organise dans le Loiret également. Plusieurs appels aux blocages sont lancés, via les réseaux sociaux, pour le 17 novembre. Ils dénoncent la hausse du prix du carburant. Près de dix rassemblements sont d'ores et déjà recensés.

Les prix des carburants ont flambé
Les prix des carburants ont flambé © Radio France - Benjamin Billot

Loiret, France

Le mouvement du 17 novembre s'organise dans le Loiret. Tout est parti d'un appel sur les réseaux sociaux relayé en grand nombre pour protester contre la hausse des prix des carburants. Malgré l'absence de structure pour encadrer cet élan contestataire, certains - des anonymes sans étendards - prennent les choses en main avec au total une dizaine de rendez-vous dans le département. 

Les réseaux sociaux sont leur porte-voix

Si l'on cherche bien, sur Facebook, on trouve des rassemblements prévus à Gien, à Saran, à Montargis, Pithiviers, Châlette-sur-Loing, Meung-sur-Loire ou bien évidemment Orléans. Derrière ces pages Facebook, ce sont bien souvent des anonymes qui tentent de fédérer autour de quelques actions. Quelques réunions de préparation ont déjà eu lieu, d'autres seront organisées prochainement. C'est le cas de Stéphane, il a lancé un mouvement sur Pithiviers, là où il habite, via un événement Facebook qui comptabilise environ 300 manifestants potentiels. "Certains veulent tout bloquer, d'autres veulent qu ça coincent autour des centres commerciaux, et puis il y a les partisans des opérations péages gratuits." 

Tous ces mécontents se sont baptisés les “gilets jaunes”, on peut faire évidemment le parallèle avec les bonnets rouges de 2013. Beaucoup ont prévu de bloquer une grande partie des axes du pays. Mais ce n'est pas le souhait de Stéphane à Pithiviers, "en fait, personnellement, mon objectif serait de bloquer les grands magasins dans les zones commerciales. J'aimerais éviter que l'on bloque tout comme d'autres veulent le faire, ils veulent mettre la pagaille aux ronds points. Je ne le voudrais pas. Il y a un hôpital à Pithiviers, et je ne voudrais pas qu'il y ait des problèmes de santé et de transport vers l'hôpital. C'est moi qui ai créé la page Facebook. C'est pourquoi je ne veux pas qu'on fasse n'importe quoi et que cela retombe sur moi. Je vais mettre en place une réunion dans les prochains jours. Toutes les décisions seront prises en concertation." 

Des modes d'action différents

Pour l'instant, chaque groupe essaie de choisir le mode d'action en maîtrisant l'organisation pour éviter tout débordement. Cela reste des échanges mais surtout "pas de ligne officielle ou nationale" disent-ils, "chacun organise ce qu'il veut." Blocage de ronds-points, opération escargot ou simple manifestation, beaucoup préfèrent rester discrets pour garantir un effet de surprise avec parfois des positions plus radicales ici ou là. Mais sur le fond, il n'y a pas de dissension : le ras-le-bol de payer trop cher l'essence et le rejet total du gouvernement et d'Emmanuel Macron, voilà ce qui réunit les participants. Quant à leur nombre, ils sont aujourd'hui un millier de manifestants potentiels à Orléans, 700 à Montargis et beaucoup moins ailleurs mais il est impossible de se projeter vraiment.

La carte des mouvements prévus