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Société

Haute-Garonne : 10 ans de recherche pour identifier les fusillés inconnus du bois de la Reulle

dimanche 8 mai 2016 à 7:00 Par Julien Laignez, France Bleu Occitanie

En 10 ans, les historiens amateurs et passionnés du groupe de recherche de Castelmaurou-Gragnague ont identifié trois des cinq résistants inconnus fusillés par les Nazis au bois de la Reulle le 27 juin 1944. Le dernier ADN complet vient d'être reconstitué.

Ossements des fusillés inconnus du bois de la Reulle
Ossements des fusillés inconnus du bois de la Reulle

Toulouse, France

Ce 8 mai marque la commémoration  de la capitulation de l' Allemagne nazie. Dans la région toulousaine,  ce 8 mai marque aussi un anniversaire, celui d'une aventure humain et d'une enquête historico-policière hors du commun.  Le groupe de recherche de Castelmaurou-Gragnague s'est créé le 8 mai 2006 avec pour objectif d' identifier cinq résistants inconnus, fusillés par les soldats allemands avec 10 autres hommes (arrêtés et torturés par la Gestapo à la prison Saint-Michel de Toulouse), le 27 juin 1944 au bois de la Reulle situé sur les communes de Gragnague et Castelmaurou au nord de Toulouse.

En 10 ans, trois fusillés du bois de la Reulle ont été identifiés : le belge Charley de Hepcé, le poitevin Marcel Joyeux et en 2014 l'ardennais Pierre Cartelet, tous membres importants de réseaux de la résistance. Il reste donc deux victimes inconnues : à la fin de l'année 2015, de nouvelles analyses sur les ossements exhumés au cimetière de Castelmaurou ont permis de dresser les deux derniers profils génétiques... Deux ADN complets qu'il faut maintenant faire parler et comparer à d'éventuels descendants, qu'il faut retrouver.

Georges Muratet co-fondateur du groupe de recherche de Castelmaurou-Gragnague - Radio France
Georges Muratet co-fondateur du groupe de recherche de Castelmaurou-Gragnague © Radio France - Julien Laignez

Le laboratoire d'analyse scientifique de l'institut médico-légal de Strasbourg a pu faire parler des ossements jusqu'ici muets : Georges Muratet, cheminot retraité et fondateur du groupe de recherche, croit en la possibilité d'identifier les deux fusillés inconnus.

Un cinquième ADN établi

"On se définit comme des gens de bonne volonté attachés au devoir de mémoire et qui ne supportent pas de voir un numéro sur la dalle de la stèle au bois de la Reulle. Aujourd'hui, il n'y a plus que deux numéros et 13 noms. On en veut 15. Notre cadeau, notre salaire c'est le regard des familles à qui on dit on a retrouvé votre papa, votre fiancé, on regarde les yeux,  on est payé, c'est bon on peut repartir", explique Georges Muratet, fondateur du groupe de recherche de Castelmaurou-Gragnague.

En 10 ans, de recherche le groupe de Castelmaurou a donc identifié  trois résistants fusillés le 27 juin 1944. Georges Muratet revient sur cette enquête hors-normes.

Georges Muraret fait le bilan de 10 ans de recherche au bois de la Reulle

Et quand l'intime rejoint la grande histoire ça donne la lettre puis le coup de fil d' Arlette, 91 ans, fiancée du résistant ardennais Pierre Cartelet identifié en il y a deux ans : la nonagénaire qui habite Clermont-Ferrand a appelé et bouleversé Georges Muratet.

Arlette, fiancée de Pierre Cartelet

Si sa santé le permet, Arlette, viendra pour la première fois à Castelmaurou le 25  juin pour la 72e commémoration du massacre du bois de la Reulle.