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Société

Haute-Garonne : les professionnels de la protection de l'enfance tirent la sonnette d'alarme

mardi 22 décembre 2015 à 18:57 Par Faouzi Tritah, France Bleu Occitanie

En Haute-Garonne, les professionnels en charge de la protection de l'enfance ont tenu à interpeller ensemble le gouvernement sur le rallongement des délais de placement à cause du manque de moyens. Une situation qui met en danger les enfants et leur entourage. Ils réclament des états généraux.

Illustration
Illustration © Radio France - France Bleu Toulouse

Toulouse, France

Les professionnels en charge de la protection de l'enfance tirent la sonnette d'alarme. Plusieurs syndicats (Syndicat de la magistrature, FSU, SAPES-PJJ,SUD-collectivités territoriales, SAF, CGT-justice, CGT-santé et action sociale, CFDT-santé sociaux) se sont réunis pour alerter sur la situation de la prise en charge des mineurs en Haute-Garonne. Il y a actuellement 2.000 enfants qui sont accueillis et suivis et plusieurs centaines sont sur des listes d'attente. 

Le point le plus important qui a été soulevé, c'est l'allongement des délais de prise en charge qui peut conduire à des situations délicates. Quand la justice décide de placer un mineur ou un jeune majeur en famille d’accueil ou en foyer il peut s’écouler jusqu’à 18 mois avant qu'il rejoigne sa nouvelle adresse. Mais en attendant ils restent chez eux et parfois ils peuvent être un danger pour eux et leur entourage. 

Il peut arriver qu'il y ait des violences commises sur ses propres parents, et à l'inverse des parents qui sont à bout et qui commettent des violences sur leurs enfants.

— Virginie Baffet-Lozano est vice-procureur au parquet des mineurs de Toulouse et membre du syndicat de la magistrature .

La prise en charge n'est pas une garantie. Même parmi ceux qui sont pris en charge il peut y avoir des problèmes, faute de places suffisantes dans des structures spécialisées les enfants peuvent être placé dans des foyers qui ne répondent pas à leur besoin au niveau des soins ou de l'encadrement, et là aussi des tensions apparaissent. 

Jade, 20 ans, a par exemple dû patienter six mois dans un foyer avec des mineurs plus jeunes avant de rejoindre une résidence pour jeune majeur. "C'est vrai que six mois on peut se dire c'est pas très long mais déjà qu'on n'a pas envie d'être là, ça fait devenir fou ! J'étais devenu méchante avec certaines personnes car on fini par s'énerver pour rien!"

Des états généraux réclamés

L'ensemble des organisations signataires a envoyé une lettre au défenseur des droits des enfants, au ministre de la Jeunesse, aux députés de la Haute-Garonne, et aux élus du conseil départemental. Des états généraux ont également été demandés dans le département pour réfléchir à comment mieux accueillir ces enfants en difficulté et comment mieux se coordonner.