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Société

Haute-Savoie : le commerce revient à Bonnevaux avec une auberge-épicerie communale

lundi 30 avril 2018 à 19:49 Par Coline Ouziel, France Bleu Pays de Savoie

Redynamiser le village de Bonnevaux : tel était l'objectif de la petite mairie de Haute-Savoie en rachetant une vieille ferme de la commune. Un restaurant y a désormais pris place, l'Ôberge de Bounavô. Il doit ouvrir au plus tard début juin 2018.

Robert Colomer, le maire de Bonnevaux, et Guillaume Asternaud, le chef cuisinier de l'Ôberge de Bounavô
Robert Colomer, le maire de Bonnevaux, et Guillaume Asternaud, le chef cuisinier de l'Ôberge de Bounavô © Radio France - Coline Ouziel

Bonnevaux, France

"En 2008, l'école a fermé. Maintenant, on n'a plus rien". Robert Colomer, le maire de Bonnevaux, fait ce constat avec amertume. Dans son village de 272 habitants, situé dans le Chablais à proximité d'Abondance, il n'y a aucun endroit public permettant à la population de se réunir, hormis l'église et la mairie.  Pour l'instant du moins, car entre mi-mai et début juin, un restaurant, l'Ôberge de Bounavô, va ouvrir ses portes

Un projet communal ambitieux

C'estla mairie qui est à l'initiative de ce projet. Il y a dix ans, elle a racheté une ferme datant de 1761 et en très mauvais état. "Il a fallu la reconstruire presque entièrement" explique Robert Colomer. Cela a coûté 783 000 euros, la moitié ayant été payée par la commune. Pour le reste "j'ai dû faire du porte-à-porte", continue le maire. L'État, le département et la région ont ainsi participé.

"En 2008, l'école a fermé. Maintenant, on n'a plus rien" — Robert Colomer, maire de Bonnevaux

Une fois le bâtiment remis à neuf, la mairie a cherché un chef cuisinier prêt à tenir l'auberge. Un appel d'offres est lancé, et fin 2017, deux dossiers sont présentés. Les candidats sont reçus par plusieurs employés de la mairie, qui les interrogent sur leurs motivations et leurs parcours. C'est finalement Guillaume Asternaud qui est retenu, avec sa compagne Julie pour le service.

Le chef cuisinier s'engage à vendre du pain et proposer un menu à moins de 20 euros

Certaines conditions étaient imposées dans un cahier des charges : tenir une petite épicerie dans le restaurant, vendre du pain, et proposer un menu le midi qui ne dépasse pas les 20 euros, pour qu'il soit accessible aux habitants de Bonnevaux.

C'est la première fois que le nouveau chef, originaire du Var, tient son propre restaurant. Ce qui l'a attiré à Bonnevaux, c'est le charme du Chablais et ses routes sinueuses adaptées aux motos. Dans son auberge, il utilisera un grand nombre de produits locaux.