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Société

Haute-Vienne : la CGT alerte sur la situation des maisons de retraite

mardi 21 novembre 2017 à 18:26 - Mis à jour le mercredi 22 novembre 2017 à 11:22 Par Léo Tescher, France Bleu Limousin

La CGT de la Haute-Vienne compte faire exercer un droit d'alerte commun à tous les EHPAD du département. La procédure est prévue par le code du travail s'il y a danger pour les salariés ou pour les usagers. Le syndicat tire justement la sonnette d'alarme.

Une quarantaine d'EHPAD sont concernés par ce droit d'alerte collectif que veut exercer la CGT de Haute-Vienne.
Une quarantaine d'EHPAD sont concernés par ce droit d'alerte collectif que veut exercer la CGT de Haute-Vienne. © Maxppp - Philippe Neu

Haute-Vienne, France

D'un coté des professionnels épuisés, de l'autre des personnes âgées maltraitées. La situation est connue de tous et pourtant elle ne change pas. Selon la CGT, le bien-vieillir n'est pas une priorité pour le gouvernement. "Jamais on ne laisserait traiter nos enfants de la même manière" dit Florence Metge, secrétaire générale du syndicat au CHU de Limoges. Après ce constat, et plusieurs mois de mobilisation, la CGT accentue la pression sur les pouvoirs publics. Elle lance une campagne "EHPAD droit d'alerte" dans le département "pour obtenir enfin les moyens humains et financiers indispensables pour répondre aux besoins des résidents".

Le droit d'alerte : un devoir de dénoncer les dangers

Comme son nom l'indique, le droit d'alerte est un droit accordé à tout salarié d'entreprise. L'article L. 4131-1 du Code du travail permet au travailleur d'alerter immédiatement son employeur de toute situation dangereuse pour sa vie ou sa santé. Ici, le danger est à la fois physique et psychologique pour les salariés mais aussi pour les usagers.

La toilette doit se faire tellement rapidement qu'on l'appelle VMC : visage-main-cul", Monique Sanz-Sindo - aide soignante à l'EHPAD de Couzeix.

"On court après le temps !" raconte Monique Sanz-Sindo. Elle travaille dans un EPHAD qui accueille 84 personnes âgées et dépendantes. Problème, il n'y a que trois à six personnels soignants selon les moments de la journée. "Si on avait quatre bras, ce serait parfait, mais on n'en a que deux. On se sent donc obligés d'aller à l'essentiel et de passer outre l'alimentation, la nutrition, la dégradation de la personne âgée... On ne les écoute pas alors qu'elles ont besoin de parler. C'est malheureusement une forme de maltraitance". Le pire moment de la journée, c'est la toilette. Elle doit se faire en sept minutes par personne ! "On nous oblige à mal faire notre travail et quand on rentre chez nous le soir, on culpabilise" grimace Monique.

Une alerte collective

C'est la même chose dans tous les EHPAD et donc, un peu à la manière des actions de groupe, la CGT veut faire exercer ce droit d'alerte de manière collective. Une seule alerte pour tous les établissements, leurs salariés et usagers. Les élus locaux, commerçants et autres citoyens sont eux invités à signer une pétition sur internet. L'ensemble sera transmis au début de l'année 2018 à la ministre de la Santé et au président de la République.