Société

Démantèlement de la "jungle" de Calais : le premier centre d'accueil de migrants du Nord à Louvroil cité en exemple

Par Rafaela Biry-Vicente et Bénédicte Courret, France Bleu Nord et France Bleu Picardie jeudi 13 octobre 2016 à 17:40

Le Soudanais Karakon Naserelden (à droite), migrant, a signé au club de foot de Louvroil au début du mois d'octobre.
Le Soudanais Karakon Naserelden (à droite), migrant, a signé au club de foot de Louvroil au début du mois d'octobre. © Maxppp - Sami Belloumi

Alors que le démantèlement de la "jungle" de Calais se prépare, la préfecture des Hauts-de-France dévoile ce jeudi l'exemple positif du premier centre d'accueil et d'orientation de Louvroil, près de Maubeuge (Nord). 40 migrants y sont hébergés depuis son ouverture début août.

Quinze migrants hébergés à Louvroil près de Maubeuge (Nord) font partie du club de foot du village. Pour une partie d'entre eux, le club a même financé la licence sportive, et ensuite la solidarité a joué pour leur offrir l'équipement complet. Le préfet des Hauts-de-France dévoilait ce jeudi 13 octobre le centre d'accueil et d'orientation (CAO) de Louvroil, le premier du Nord en organisant une conférence de presse sur place. Une façon de répondre aux inquiétudes nombreuses qui se manifestent dans la région et partout en France à l'approche du démantèlement de la "jungle" de Calais.

Des migrants venus de la région parisienne

A Louvroil, petite ville communiste défavorisée et métissée de 7000 habitants, l'ouverture du CAO semble très bien acceptée depuis trois mois. Il faut dire qu'un centre d'accueil de demandeurs d'asile (Cada) existe déjà dans la ville depuis plus de 10 ans.

Il y a 40 places sur 1 ville de 7000 habitants, ça prive de quoi la population ? de rien. En plus on dépense pas un sou, et peut-être même qu'on aura des moyens supplémentaires pour nos asso, Annick Mattighello, maire PC de Louvroil.

le reportage de Rafaela Biry-Vicente

La quarantaine de migrants qui est accueillie au CAO de Louvroil ne vient pas du camp de Calais mais de la région parisienne, mais 4 places vacantes pourront accueillir des réfugiés de Calais. Au total, le préfet des Hauts-de-France annonçait la semaine dernière que 845 places seraient créées dans la région pour accueillir des réfugiés dans le cadre du démantèlement de la "jungle".

Vue aérienne de la "jungle" de Calais. - AFP
Vue aérienne de la "jungle" de Calais. © AFP - Jean-Philippe Uguen

Selon un comptage officiel communiqué par la préfecture du Pas-de-Calais ce mercredi 12 octobre, moins de 5.700 personnes vivent dans le camp de réfugiés et c'est une baisse sensible par rapport au mois d'août où la préfecture recensait 6.901 migrants. Le préfet des Hauts-de-France n'a pas précisé ce jeudi dans quelles villes ou communes des départements de la région seraient ouverts les autres lieux d'accueil de migrants, pour des raisons de sécurité pour ce réfugiés notamment explique Michel Lalande

Michel Lalande, préfet des Hauts de France explique sa discrétion sur la liste des futurs CAO de la région

On sait cependant que la ville d'Amiens (Somme) s'apprête à accueillir cinq familles de migrant, soit une vingtaine de personnes.

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