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Société

Hébergement d'urgence : le 115 débordé à Nancy

vendredi 28 décembre 2018 à 20:22 Par Léo Tescher, France Bleu Sud Lorraine

Les températures chutent et plusieurs personnes sans-abris restent à la rue à Nancy. Le Secours Catholique et Médecins du Monde déplorent la "non-réponse de l'État qui est indigne et illégale".

Il n'y a pas de place à l'abri pour tout le monde au Samu social de Nancy. (photo d'illustration)
Il n'y a pas de place à l'abri pour tout le monde au Samu social de Nancy. (photo d'illustration) © Maxppp - Alexis Sciard

Nancy, France

Les températures sont passées au négatif ces derniers jours à Nancy, mais n'ayant pas encore atteint les -5°C, le plan grand froid et ses places d'hébergement supplémentaires ne sont pas débloqués. Pour le moment, 1 500 places d'hébergement d'urgence sont disponibles en Meurthe-et-Moselle. Ce n'est pas assez. Des familles avec enfants sont parfois obligées de dormir aux Urgences selon Médecins du Monde et le Secours Catholique qui ont eux-même payé l'hotel à 5 femmes enceintes au cours des deux dernières semaines.

Après cinq nuits à la rue, une femme enceinte qui avait fait un malaise n'a même pas pu rester aux Urgences. 

Selon le président du Secours Catholique de Meurthe-et-Moselle, Philippe Guerquin, _"_l'État est le premier délinquant puisqu'il ne respecte pas la loi qui stipule que toute personne en situation de vulnérabilité doit être mise à l'abri". Peu importe qu'il fasse -1°C ou -5°C selon lui.

Les associations disent ce qu'elles souhaitent dire mais nous n'avons pas ces informations du terrain.

Selon la préfecture, les personnes éventuellement à la rue seraient en fait des migrants qui n'ont pas encore fait leur demande d'asile. Le dispositif d'accueil est d'orientation doit être revu d'ici janvier. Selon la Directrice Départementale de la Cohésion Sociale, l'indicateur qu'est la maraude "n'a pas repéré de personne ne grande vulnérabilité". Marie-Blanche Bernard reconnaît que la situation est sous très forte tension mais pas urgente puisque le plan grand froid n'est pas déclenché.

Reportage avec un sans-abri refusé par le 115