Société

Hébergement d'urgence : le plan "grand froid" maintenu en l'état jusqu'au 31 mars en Gironde

France Bleu Gironde lundi 3 mars 2014 à 15:10

Les associations de soutien aux SDF rassemblées devant la préfecture, à Bordeaux
Les associations de soutien aux SDF rassemblées devant la préfecture, à Bordeaux © Radio France

Les associations de soutien aux sans-abri craignaient la fermeture anticipée de 60 des 120 lits proposés dans les hôtels de la CUB, dans le cadre du plan hivernal d'hébergement d'urgence. Reçues ce lundi midi en préfecture, elles ont obtenu l'assurance que le dispositif ne bougerait pas avant la fin du mois.

La mobilisation des associations de soutien aux sans-abri a payé : la préfecture de Gironde a fait machine arrière et a finalement maintenu les 120 places d'hébergemement d'urgence en hôtel prévues dans le plan grand froid.

Ces associations avaient appris en fin de semaine dernière que la moitié de ces 120 places allaient été supprimées, faute de crédits, alors que ce plan hivernal s'achève en principe le 31 mars. Résultat : plusieurs familles étaient menacées de se retrouver à la rue, les associations avaient déjà reçu des appels de certaines d'entre elles, qui avaient été refoulées par le 115.

Les représentants du collectif, qui regroupe huit associations, ont été reçus ce lundi midi par le directeur de cabinet du préfet, qui leur a confirmé que le dispositif serait maintenu en l'état jusqu'à la fin du mois.

"On lui a fait répéter deux fois : les 60 places sont maintenues jusqu'au 31 mars." — Brigitte Lopez, du réseau Éducation sans frontières

La préfecture a aussi expliqué à ces associations qu'une concertation allait s'ouvrir, pour voir comment ce plan d'hébergement d'urgence pouvait être pérennisé après le 31 mars. À court terme, l'essentiel est assuré, rester maintenant à préparer la suite, explique Jean-Claude Guicheney, président de la Ligue des droits de l'Homme en Gironde .

"Ne pas se retrouver dans des situations comme l'été dernier, où il a fallu trouver des solutions en urgence"

"Il ne faut plus jouer avec le sort des familles, noir un jour, blanc le lendemain"

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