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Société

Heetch continue son activité de transport malgré l’interdiction

lundi 10 août 2015 à 12:47 Par Martine Bréson, France Bleu Paris

UberPop ou Djump, des applications qui sont destinées à mettre en relation clients et conducteurs particuliers se sont arrêtées en juillet. Heetch résiste. Le service de transport nocturne continue de fonctionner malgré l’interdiction. Le 23 juillet 2015, ses dirigeants ont envoyé un recours gracieux au préfet.

Clone of (Paris) embouteillage
Clone of (Paris) embouteillage © Radio France/Martine Bréson

La start-up française Heetch fonctionne toujours même si, depuis l’interdiction qui a mis fin aux activités d’UberPop et Djump, les arrestations pleuvent. Heetch, ce sont des conducteurs particuliers qui transportent des clients mais uniquement la nuit entre 20h00 et 06h00 du matin. Depuis le début du mois de juillet 2015, les conducteurs Heetch sont régulièrement arrêtés. En un mois, il y a eu plus de 70 personnes mises en garde à vue. Elles passeront au tribunal en septembre.

Heetch qui se présente comme une "plateforme de l’économie du partage " estime ne pas être dans l’illégalité. Elle conteste l’arrêté de la préfecture de police et poursuit son activité. Elle veut faire reconnaitre l’utilité de son service. Les dirigeants de Heetch indiquent qu’après avoir rencontré plusieurs cabinets ministériels sans succès, ils ont envoyé un recours gracieux au préfet jeudi 23 juillet 2015.

Ce sont surtout des jeunes qui utilisent ce service.

Les clients sont principalement des jeunes qui n’ont pas de voiture ou qui veulent rentrer chez eux après une soirée sans prendre le risque de conduire. Heetch affirme que 80% des trajets sont commandés par des 18/25 ans qui utilisent le service deux à trois fois par semaine et qui dépensent en moyenne 30 euros par mois.

Pour les particuliers qui s’inscrivent comme conducteur à Heetch, c’est un moyen d’avoir un complément de revenu. "Pour moi, je rends service vraiment ", affirme Inès, 20 ans, qui après avoir été utilisatrice de la plateforme Heetch est devenue conductrice. La start-up  a calculé que les conducteurs, dont l’âge moyen est de 25 ans,  touchaient en moyenne 1500 euros par an en prenant le volant une à deux fois par mois. Mais attention explique Teddy Pellerin le co-fondateur de Heetch "Nos conducteurs ne gagnent pas d’argent, ils remboursent leur frais ". Ils ne peuvent pas recevoir plus de 6.000 euros par an. Cette somme correspond au montant moyen de l’entretien annuel d’une voiture précise Heetch qui indique que c’est le passager qui fixe la somme qu’il donne.à son chauffeur. "Il est libre de donner ce qu’il veut ".

S Heetch continue malgré l'interdiction

Des arguments qui, pour l’instant, ne passent pas auprès des autorités. Les arrestations de conducteurs qui se multiplient posent des problèmes à la start-up. Elles font peur aux candidats-chauffeurs. Depuis l’arrêté d’interdiction, l’activité de Heetch a diminué de moitié faute de chauffeurs disponibles.

E Heetch continue malgré interdiction