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Société

Hélico du SAMU : les assistants techniques menacent de faire grève en Franche-Comté

jeudi 4 octobre 2018 à 16:04 Par Dimitri Imbert, France Bleu Belfort-Montbéliard, France Bleu Besançon et France Bleu

Un préavis de grève a été déposé par les TCM, les assistants techniques du SAMU. Sans ces personnels qui effectuent des horaires de fou pour un salaire de misère, impossible de faire décoller les hélicoptères. Ils sont cinq à Besançon à faire voler l'hélico du SAMU en Franche-Comté.

Les TCM réclament le statut de personnel navigant technique pour un salaire de 1500 euros nets par mois. On en compte cinq à Besançon qui travillent sur toute la Franche-Comté.
Les TCM réclament le statut de personnel navigant technique pour un salaire de 1500 euros nets par mois. On en compte cinq à Besançon qui travillent sur toute la Franche-Comté. © Radio France -

Besançon

En Franche-Comté, l'hélicoptère du SAMU pourrait bien rester cloué au sol à partir de ce vendredi 5 octobre. Pourquoi ? Car les cinq TCM (technical crew member, ndlr) de Besançon, comprenez les assistants techniques de ces hélicoptères, entament un mouvement de grève reconductible ce jeudi à minuit.

982 euros nets par mois

En raison de la réglementation, la présence de ces personnels à bord est obligatoire. Mais ces assistants aux pilotes n'en peuvent plus : leur volume de travail dépasse et de loin les 35 heures et pourtant ils sont payés un salaire de misère. "Ce sont des ouvriers spécialisés payés au lance-pierre, explique Jean Bec le délégué national du SNPNAC, le Syndicat national du personnel navigant de l'aéronautique civile. Ils touchent pour certains 982 euros nets par mois une fois payée la mutuelle obligatoire." 

En dessous du seuil de pauvreté pour 2000 heures par an" - Jean Bec, délégué national du SNPNAC

"Certaines banques considèrent qu'ils sont au dessous du seuil de pauvreté et refusent de leur prêter de l'argent. Ces gens sont en CDI, mais ils se retrouvent précarisés au maximum, s'indigne encore le syndicaliste. Ce sont _des esclaves modernes_. Dans certaines sociétés ils travaillent jusqu'à 2000 heures par an, parfois jusqu'à 400 heures au dessus du seuil légal des 35 heures. Des heures qui ne sont pas rémunérées." 

Les TCM se disent victimes de la concurrence effrénée des prestataires qui les emploient pour remporter les appels d'offre lancés par les hôpitaux et les ARS, les Agences régionales de santé. Ils réclament que l'aéronautique civile leur reconnaisse le statut de personnel navigant technique pour un salaire de 1500 euros nets par mois.