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Un an après le confinement, ces urbains qui rêvent d'une vie à la campagne dans l'Hérault

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Par , France Bleu Hérault

Un an après le premier déconfinement, les agents immobiliers voient augmenter sur le marché le nombre de Montpelliérains à la recherche d'un bien à la campagne. Phénomène particulièrement sensible dans la vallée de l'Hérault.

Depuis le confinement, le marché de l'immobilier s'est tendu dans la périphérie de Montpellier jusqu'à Clermont-l'Hérault
Depuis le confinement, le marché de l'immobilier s'est tendu dans la périphérie de Montpellier jusqu'à Clermont-l'Hérault © Maxppp - Julien Barbare

Il y a un an à quelques jours près, prenait fin le premier confinement. Deux mois d'enfermement du 17 mars au 10 mai. La période a laissé des traces dans les têtes et pour certains a servi de déclic : quitter la ville pour aller vivre à la campagne. Autour de Montpellier, les agents ont vu augmenter la demande pour des biens avec jardin, alors que l'offre a tendance à stagner. 

Quitter la ville

Changer d'air. Pour Marine, c'était devenu une idée fixe. Avec son mari et leurs deux petites filles, elle a quitté il y a quelques jours son appartement de Figuerolles à Montpellier, deux ans à peine après avoir acheté. Envie d'espace et de nature

"Le confinement a été le déclic, raconte Marine. On n'avait pas d'extérieur, on s'est retrouvés confinés avec une petite fille de 4 ans et un bébé de trois mois. Tout était fermé donc pas un espace vert à proximité. On s'est sentis emprisonnés avec nos enfants qu'on avait du mal à supporter. C'était l'enfer". 

"Pas d'extérieur, confinés avec une petite fille de 4 ans et un bébé de trois mois".

Après le confinement, le couple a commencé à regarder les maisons. "Et plus on regardait, plus ça nous a paru une évidence de partir." Ils ont trouvé une vieille maison de pierres, avec jardin bien sûr, à La Boissière. "J'ai toujours vécu en ville, mais aujourd'hui un village de 1.000 habitants, avec une école, un commerce, ça me fait rêver, conclut Marine dans un sourire."

20 appels en quelques heures

Son cas n'est pas isolé. Le phénomène se fait sentir jusqu'à Lodève ou Clermont-l'Hérault. Plus encore à Gignac où Stéphane Billore, patron de l'agence Arthur Immo, vend ses biens deux fois plus vite qu'il y a un an. "On constate que beaucoup de clients notamment des Montpelliérains, qui étaient installés dans des résidences agréables, n'hésitent pas à vendre pour venir s'installer ici, à un quart d'heure de Montpellier, pour acheter un bien avec un terrain." 

Pour lui, le confinement a changé l'attrait d'une ville comme Gignac. "La demande a explosé c'est clair, alors que l'offre n'augmente pas. Je n'ai pas assez de biens à proposer malheureusement. J'ai le bon exemple d'avoir mis un bien hier sur le marché et j'ai eu depuis vingt appels." Autre exemple d'un changement, les maisons avec un grand terrain, qui avaient du mal à partir avant la crise sanitaire, se sont vendues très vite après. 

La demande est d'autant plus forte dans ce secteur que les prix même s'ils sont à la hausse, restent inférieurs à ceux de la première couronne de Montpellier. 

"Je n'ai pas assez de bien à proposer." Stéphane Billore, de l'agence Arthur Immo à Gignac

L'attrait des villes moyennes

Constat partagé par le maire de Gignac, mais qui ne l'étonne pas vraiment. "C'est à Gignac mais aussi à Saint-André, Aniane, Pouzols, Pleissan"... énumère Jean-François Soto. La tendance s'est accélérée mais chez nous le nombre d’habitants augmente de plus de 2% par an depuis 10 ans." Sur cette période, la vallée de l’Hérault a gagné 10.000 habitants. 

"On accueille beaucoup de couples jeunes actifs qui viennent chercher les services de scolarité, de l'économie de proximité, de la culture, un cadre de vie paysager qui est magnifique." J.F. Soto

La crise aurait donc confirmé l'attrait des villes petites ou moyennes. "On s'aperçoit que tout ce qui a une échelle de 40.000 habitants ou 10.000, 20.000, c'est peut-être le bon équilibre, poursuit Jean-François Soto, également président de la Communauté de communes Vallée de l’Hérault. Vous, vous êtes salarié vous allez où si vous avez à choisir là où il y a des services de proximité, à la fois de la vie, des espaces et du lien social ?"  

"On accueille beaucoup de couples jeunes actifs qui viennent chercher des services et un cadre de vie". Jean-François Soto, maire de Gignac

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