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Société DOSSIER : Centenaire de la Première Guerre mondiale

Centenaire de la Première Guerre mondiale : la Moselle annexée durant la Grande Guerre

lundi 5 novembre 2018 à 4:01 - Mis à jour le mardi 6 novembre 2018 à 9:22 Par Thomas Jeangeorge, France Bleu Lorraine Nord

A l'occasion du centenaire de l'Armistice du 11 novembre 1918 qui a mis fin à la Première Guerre mondiale, France Bleu Lorraine vous propose de revenir sur les petites et grandes histoires de la Moselle annexée durant la Grande Guerre.

Une tombe de la nécropole de Metz-Chambière
Une tombe de la nécropole de Metz-Chambière © Radio France - Thomas Jeangeorge

Moselle, France

Ce dimanche, c'est le centenaire de l'Armistice du 11 novembre 1918 qui a mis fin à la meurtrière Première Guerre mondiale. Entre 1914 et 1918, la Moselle annexée a été marquée dans sa chair par cette terrible Grande Guerre. France Bleu Lorraine vous propose de revenir sur cette période au travers de cinq thématiques.

Lorsque la Première Guerre mondiale éclate, la Moselle annexée est prête pour l'affrontement

Le 3 août 1914, l'Allemagne déclare la guerre à la France. Depuis le 31 juillet, la Moselle annexée est soumise à l'état de guerre : les libertés publiques sont supprimées, la presse censurée. Le 1er août, le Kaiser décrète la mobilisation générale. Seulement 3.500 Alsaciens-Lorrains décident de déserter les rangs de l'armée allemande. Cette dernière a aussi préparé le terrain. Il existe des garnisons un peu partout et en tout, elle dispose en Moselle annexée de 100 000 hommes. 

A l'époque, c'est la zone la plus militarisée au monde, explique Jean-Noël Grandhomme, professeur d'histoire contemporaine à l'université de Lorraine. 

Jean-Noël Grandhomme, professeur d'histoire contemporaine, à l'université de Lorraine revient sur le déclenchement de la Grande Guerre en Moselle Annexée

Ordre de mobilisation générale en France et en Allemagne, musée de la Grande Guerre de Meaux - Maxppp
Ordre de mobilisation générale en France et en Allemagne, musée de la Grande Guerre de Meaux © Maxppp - Alexandre Marchi

La bataille de Morhange, ou quand l'armée française tombe dans le piège allemand

Le 20 août 1914, les troupes françaises connaissent à Morhange leur premier grand revers de la Grande Guerre. L'armée du Général Castelnau avait franchi la frontière, six jours plus tôt et avait même libéré Sarrebourg la veille. Mais elle va tomber dans le piège tendu par Rupprecht de Bavière et ses 300 000 hommes. 

La bataille de Morhange, c'est l'un des premiers bains de sang français de la Grande Guerre, explique Nicolas Czubak, professeur d'histoire à Uckange et membre du Mémorial de Verdun.  

Nicolas Czubak, historien du Mémorial de Verdun - Radio France
Nicolas Czubak, historien du Mémorial de Verdun © Radio France - Rachel Noel

Nicolas Czubak, du Mémorial de Verdun, revient sur la bataille de Morhange en août 1914

Les confidences de Jeanne Haas, une Messine qui a raconté durant quatre ans la Grande Guerre

Été 1914, Jeanne Haas sent que l'Europe est au bord de la guerre. Elle prend sa plume depuis Metz pour livrer ses sentiments et raconter le quotidien des habitants de la ville. Elle va écrire quasi-quotidiennement jusqu'au 18 novembre 1918, à la veille de l'arrivée des troupes françaises en Moselle. 

Ce journal de bord de 714 pages a été retrouvé en 2007 par Pierre Brasme. Le président honoraire de la société d'histoire de Woippy va l'étudier, recouper les informations de Jeanne Haas puis écrire un ouvrage. Le journal de bord de Jeanne Haas est un véritable trésor, une mine d'informations pour tous les historiens.

Pierre Brasme, le président honoraire de la société d'histoire de Woippy, évoque le journal de bord de Jeanne Haas

Pierre Brasme et son ouvrage sur Jeanne Haas - Radio France
Pierre Brasme et son ouvrage sur Jeanne Haas © Radio France - Thomas Jeangeorge

La nécropole nationale de Metz Chambière, le cimetière militaire le plus international de toute la Moselle

La nécropole nationale de Metz Chambière a été fondée après la Guerre de 1870.  Elle s'étend sur plus de 30.000 m2. Près de 11.000 victimes des grands conflits mondiaux y reposent, dont près de 4.000 soldats et civils tombés dans lors de la Grande Guerre. Dix-neuf nationalités y reposent : 479 Français dont 22 en ossuaire, 15 Belges, 79 Britanniques, un Canadien, 89 Italiens, 1.280 Russes, un soldat portugais, 2.035 Allemands, des Autrichiens, des Magyars, des Hongrois, des Roumains, des Alsaciens-Lorrains, des Indochinois et des coloniaux issus d’Afrique et des Caraïbes. 

C'est un lieu de mémoire qui reflète le caractère mondial de 14-18 explique Jean-Bernard Lahausse, coordonnateur Mémoire et Communication de l'Onac. 

Une stèle en l'honneur des soldats italiens morts durant 14-18 et inhumés à Metz Chambière - Radio France
Une stèle en l'honneur des soldats italiens morts durant 14-18 et inhumés à Metz Chambière © Radio France - Thomas Jeangeorge

Jean-Bernard Lahausse de l'ONAC sur la nécropole de Metz Chambières

Jean-Bernard Lahausse de l'ONAC devant la nécropole de Metz Chambière - Radio France
Jean-Bernard Lahausse de l'ONAC devant la nécropole de Metz Chambière © Radio France - Thomas Jeangeorge

Après l'armistice du 11 novembre 1918, le retour parfois difficile de la Moselle annexée à la France

Après quatre ans de combats meurtriers, l'Allemagne rend les armes le 11 novembre 1918. En Moselle annexée débute alors une période de transition assez mouvementée. Le 19 novembre, après l'apparition aussi soudaine que brève d'un soviet, les troupes françaises entrent dans Metz. Les autorités de l'époque prennent alors des mesures qui vont déstabiliser la population locale. La langue allemande est notamment interdite. 

Finalement, à la suite de la signature du traité de Versailles en juin 1919, la Moselle redevient un département français. Mais comme l'indique l'historien Sébastien Wagner, le retour de la Moselle annexée à la France a suscité une certaine forme de malaise chez une partie des habitants. 

Sébastien Wagner, historien, spécialiste notamment du retour de la Moselle Annexée à la France en 1918 - Radio France
Sébastien Wagner, historien, spécialiste notamment du retour de la Moselle Annexée à la France en 1918 © Radio France - Thomas Jeangeorge

Sébastien Wagner, histoire et fondateur des éditions des Paraiges

Le général Pétain à Metz, en décembre 1918 - AFP
Le général Pétain à Metz, en décembre 1918 © AFP - Archives AFP