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Société

Hommage rendu à ce couple qui a aidé quarante familles de harkis à s'installer dans l'Yonne

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Par , France Bleu Auxerre

Une cérémonie avait lieu hier ce mercredi à Sens en hommage à Martine et Jean Tutenuit qui ont aidé quarante familles de harkis qui fuyaient les massacres en Algérie, à s'installer dans l'Yonne en 1964. Précisément à la cité de l'oasis, un lotissement pavillonnaire de Saint-Valérien.

Martine et Jean Tutenuit (assis au milieu) habitaient à Bussy le repos quand ils ont décidé d'aider des harkis à s'installer dans l'Yonne au début des années 1960
Martine et Jean Tutenuit (assis au milieu) habitaient à Bussy le repos quand ils ont décidé d'aider des harkis à s'installer dans l'Yonne au début des années 1960 © Radio France - Renaud Candelier

Saint-Valérien, France

L'engagement du couple Tutenuit est immédiat envers les harkis se souvient Martine Tutenuit, alertée par son frère qui fait alors son service militaire en Algérie : "il nous demandait de sauver des harkis si c'était possible. Cela allait de soit que ces gens seraient égorgés et que donc, il fallait faire quelque chose pour les sauver." 

Une mairie accueillante, mais des habitants hostiles

Le couple trouve à Saint-Valérien (Yonne) une municipalité accueillante mais plutôt de l'hostilité, du côté des habitants se souvient Jean Tutenuit aujourd'hui âgé de 91 ans : "quand le premier harki est arrivé, qu'on est allé le chercher à la gare, le village avait été prévenu. Et le résultat, c'est que pratiquement personne ne se montrait dans les rues, à part une personne, le vieux curé."

Une vie précaire, mais mieux que dans les camps

Khadra Safrioune était une enfant quand elle arrive à saint Valérien dans ces pavillons situés à deux kilomètres du bourg : "j'ai le souvenir d'être une petite fille qui avait très froid, très faim, qui allait à l'école par tous les temps. On vécu dans la misère mais malgré tout nous avons eu de la chance grâce à ce couple parce que les autres familles avaient été parquées dans des camps, des camps à ciel ouvert."

Les harkis participent au développement économique

Ces quarante familles et leurs 110 enfants permettent au village d'avoir quelques années plus tard un collège. Et de développer un projet économique, souhaité par Mme Varret, le premier adjoint au maire de l'époque rappelle Martine Tutenuit : "Elle demande à la Sonacotra - construisez-nous un lotissement, je fais venir des usines et vous aurez du personnel sous la main." A cette époque la France manquait de main d'oeuvre, aujourd'hui quelques industries perdurent à Saint-Valérien.

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