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Société

Homophobie dans les stades de foot : des instructions claires attendues ce mercredi

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Par , France Bleu

Faut-il interrompre les matches de foot en cas d'injures homophobes dans les stades ? La ligue organise ce mercredi 11 septembre une réunion à Paris avec l'association nationale des supporters, des associations de lutte contre l'homophobie et la LICRA.

L'association nationale des supporters, la LICRA et plusieurs associations de lutte contre l'homophobie discutent aujourd'hui à la ligue de football
L'association nationale des supporters, la LICRA et plusieurs associations de lutte contre l'homophobie discutent aujourd'hui à la ligue de football © Maxppp - Daniel Fouray

Le ton est monté mardi 10 septembre sur cette épineuse question de l'homophobie dans les stades. Le président de la fédération française de foot Noël Le Graët s'est positionné contre les interruptions contrairement à la ministre des sports Roxana Maracineanu. Ils ont échangé hier en aparté, ils étaient assis côte à côte au stade de France au match des Bleus contre Andorre.
Un communiqué commun de la fédération française de football et du ministère des sports est attendu ce mercredi matin.

Les prises de positions sont très nombreuses depuis cette annonce tant pour les supporters que différentes personnalités du sport. Pour l'ancien joueur Lilian Thuram c'est "dangereux de faire une hiérarchie entre l'homophobie et le racisme." Le sélectionneur Didier Deschamps défend Noël Le Graët et estime qu'il a "toujours lutté contre toutes les discriminations dans le football".

Emmanuel Macron s'oppose à des règles fixes

La réunion à la ligue de foot avec les associations pourrait déboucher également sur une position claire. Le président Emmanuel Macron lui insiste sur le besoin de pragmatisme et le bon sens et refuse d'édicter une règle fixe. Il précise : ce sport incarne "les valeurs de concorde de notre pays, il faut avoir une clarté sur les principes et du discernement dans l'application, que _tout le monde travaille ensemble_, il ne faut pas créer de fausses polémiques. Et d'ajouter : "Je ne suis pas non plus naïf, on sait ce qu'est un stade qui s'embrase et parfois les noms d'oiseaux, pour dire le moins, qui volent. Donc je ne suis pas en train de dire que tout ça doit se terminer. Mais on ne peut pas expliquer tous les jours à nos jeunes et moins jeunes qu'il faut mettre de la décence dans le pays, qu'il faut enlever de la violence, et dire qu'il faut accepter de toute éternité les pires choses. Je suis confiant dans la réconciliation, le sport doit unir !" 

Les arbitres perdus

C'est un cadre précis qu'attendent les arbitres. Pour l'instant ils n'ont pas de notes claires : ils sont censés obéir à la fédération française et donc à Noël Le Graët mais ils doivent aussi appliquer une circulaire de la FIFA. La fédération internationale réclame la tolérance zéro pour tous les incidents racistes ou homophobes dans les stades.

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