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Société

Homophobie dans le sport : "Certains préfèrent cacher leur homosexualité par peur du rejet"

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Par , France Bleu Loire Océan

Ce vendredi et ce samedi, les capitaines de toutes les équipes de Ligue 1 et de Ligue 2 porteront un brassard arc-en-ciel pour la journée mondiale de lutte contre l'homophobie. C'est nécessaire parce que l'homosexualité est toujours un sujet tabou voir problématique dans le sport. Témoignage.

Comme dans le championnat anglais en décembre dernier (photo ci-dessus), les capitaines de toutes les équipes de L1 et L2 vont porter un brassard arc-en-ciel ce vendredi et ce samedi
Comme dans le championnat anglais en décembre dernier (photo ci-dessus), les capitaines de toutes les équipes de L1 et L2 vont porter un brassard arc-en-ciel ce vendredi et ce samedi © Maxppp -

Nantes, France

Pour l'avant-dernière journée des championnats de Ligue 1 et de Ligue 2, ce vendredi et ce samedi, les capitaines de toutes les équipes et les arbitres porteront un brassard arc-en-ciel, aux couleurs du mouvement LGBT (lesbien, gay, bi et transsexuel), à l'occasion de la journée mondiale de lutte contre l'homophobie. Parce que l'homosexualité dans le sport est toujours est sujet tabou voir problématique.

"Il y a beaucoup d'expressions comme : on n'est pas des tapettes."

"Dans les clubs de sport classique, on entend souvent des insultes", explique Cyril Buet, le président du Bag, un club de badminton et de volley LGBT à Nantes. "C'est pas toujours forcément dit pour être une insulte homophobe, mais les gens ne se rendent pas compte que ça peut blesser. Il y a beaucoup d'expressions comme : 'on est pas des tapettes' qui paraissent normales pour beaucoup de gens mais ça peut en blesser d'autres qui, du coup, préfère cacher leur identité par peur d'être rejetées".

L'exemple d'un joueur de badminton exclu du vestiaire

C'est aussi la peur des réactions dans le vestiaire qui pousse bon nombre de sportifs, même amateurs à cacher leur homosexualité. "Une fois qu'on a annoncé qu'on est homosexuel, parfois, les coéquipiers peuvent montrer certaines signes de rejet au moment de se changer devant nous", poursuit Cyril Buet. "J'ai aussi un retour sur un club nantais où la personne s'est fait exclure des vestiaires !".

"Je préférerais que la pratique soit mixte et tolérante."

De plus en plus de clubs spécifiquement LGBT voient donc le jour. Mais ce n'est pas la bonne solution pour Jean-Philippe Guignard, le président du comité olympique et sportif de Vendée. "Je préférerais que la pratique soit mixte et tolérante, que les clubs accueillent tout le monde. Tout le monde a le droit de faire du sport, de pratiquer sa passion, quelque soit son orientation sexuelle".

Sensibilisation et accompagnement des équipes

Que faire pour que ce soit possible ? "D'abord, il ne faut plus que ce soit un sujet tabou", poursuit Jean-Philippe Guignard. "Il faut sensibiliser les présidents des clubs à l'accueil des sportifs homosexuels et, une fois que les choses sont sues, il faut accompagner les équipes".

"Les stars sont des modèles pour les jeunes et l'ensemble des pratiquants !"

Ce serait une bonne chose, pour lui, si les stars du sport montraient l'exemple. "Ce sont des modèles pour les jeunes et pour l'ensemble des pratiquants. Le fait de dire : 'moi, je ne suis pas homosexuel, je joue avec des gens qui le sont et ça ne fait pas de différence, ce qui est important pour moi ce sont leurs capacités techniques et leurs compétences à jouer', ça pourrait faire changer les choses".