Retour
Provence-Alpes-Côte d'Azur Corse Auvergne-Rhône-Alpes Grand Est Bourgogne-Franche-Comté Occitanie Nouvelle-Aquitaine Centre-Val de Loire Île-de-France Hauts-de-France Normandie Pays de la Loire Bretagne
  • Toute la France
  • Auvergne-Rhône-Alpes
  • Bourgogne Franche-Comté
  • Bretagne
  • Centre-Val de Loire
  • Corse
  • Grand Est
  • Hauts-de-France
  • Île-de-France
  • Normandie
  • Nouvelle-Aquitaine
  • Occitanie
  • Pays de la Loire
  • Provence-Alpes-Côte d'Azur
Changer de région
Centre-Val de Loire
Changer de région
Corse
Changer de région
Hauts-de-France
Changer de région
Normandie
Retour
Société DOSSIER : Le plus de l'info de France Bleu Belfort Montbéliard

Hôpital Nord Franche-Comté : l'urgence d'agir contre les violences

jeudi 11 octobre 2018 à 17:22 Par Nicolas Wilhelm, France Bleu Belfort-Montbéliard

Les syndicats de l'Hôpital Nord Franche-Comté tirent la sonnette d'alarme. Ils se plaignent d'une montée de l'agressivité de certains patients sur les personnels en particulier aux urgences. Une convention doit être signée d'ici la fin de l'année pour faciliter les dépôts de plaintes.

C'est souvent par les urgences que la violence s'introduit à l'Hôpital Nord Franche-Comté de Trévenans
C'est souvent par les urgences que la violence s'introduit à l'Hôpital Nord Franche-Comté de Trévenans © Maxppp - Lionel Vadam

Trévenans, France

Selon les organisations syndicales de l'Hôpital Nord Franche-Comté, les actes de violence se multiplient depuis le déménagement début 2017 à Trévenans, depuis que les hôpitaux de Belfort et de Montbéliard n'en forment plus qu'un. Ces agressions physiques ou verbales sont récurrentes.

Insultes, crachats jusqu'aux mains

"Des agressions verbales ou physiques, on en recense au moins deux par semaine : des insultes, des crachats, des menaces et cela va parfois jusqu'aux mains. Cela peut être aussi des dégradations de matériel. Nous avons aussi à faire à des patients alcoolisés ou atteints de troubles psychologiques. N'oublions pas que nous sommes 90% de femmes aux urgences" témoigne Erika, infirmière de nuit dans le service. Les syndicats hospitaliers du site de Trévenans ont été reçu en préfecture à la rentrée pour évoquer cette montée de la violence.

Les limites de la zone gendarmerie

Ce qui change aussi la donne depuis le transfert à Trévenans, c'est que le nouvel hôpital est désormais en zone gendarmerie et plus en zone police. Ce qui auparavant facilitaient les interventions puisque les deux hôpitaux de Belfort et Montbéliard étaient proches des commissariats. " Les gendarmes ne sont pas toujours disponibles pour venir très vite sur le site" explique Cécile Cardot, délégué CGT à l'Hôpital Nord Franche-Comté. Les quatre agents de sécurité affectés à l'hôpital effectuent des rondes dans le cadre de la sécurité incendie. Ils ne peuvent pas toujours être au bon endroit au bon moment.

Des formations à la gestion de conflit

La direction de l'Hôpital Nord Franche-Comté est préoccupée par cette violence en précisant qu'elle n'est pas inhérente aux urgences." Le stress de parents pour la prise en charge d'enfant ou encore l'annonce d'un décès peuvent aussi provoquer des réactions très vives de proches dans d'autres services" explique Estelle Cossec, directrice des affaires juridiques. Pour éviter les débordements, l'Hôpital Nord Franche-Comté met en place des formations sur la gestion des conflits. Depuis 2013, plus de 130 agents hospitaliers ont été formés. En cas d'agression physique, une plainte est déposée systématiquement. Il y en a eu huit en 2016 et neuf en 2017. Un avocat et un psychologue du travail sont également mis à disposition des personnels victimes.

Une convention pour faciliter les dépôts de plainte

Une convention doit être signée d'ici la fin de l'année entre la Préfecture, les forces de l'ordre (police et gendarmerie), l'Hôpital Nord Franche-Comté et le procureur de la République pour faciliter les dépôts de plainte des personnels hospitaliers qui seraient victimes d'agressions physiques ou verbales.