Retour
Provence-Alpes-Côte d'Azur Corse Auvergne-Rhône-Alpes Grand Est Bourgogne-Franche-Comté Occitanie Nouvelle-Aquitaine Centre-Val de Loire Île-de-France Hauts-de-France Normandie Pays de la Loire Bretagne
  • Toute la France
  • Auvergne-Rhône-Alpes
  • Bourgogne Franche-Comté
  • Bretagne
  • Centre-Val de Loire
  • Corse
  • Grand Est
  • Hauts-de-France
  • Île-de-France
  • Normandie
  • Nouvelle-Aquitaine
  • Occitanie
  • Pays de la Loire
  • Provence-Alpes-Côte d'Azur
Changer de région
Centre-Val de Loire
Changer de région
Corse
Changer de région
Hauts-de-France
Changer de région
Normandie
Retour
Société

Hôpital Pinel : vers une convergence avec d'autres établissements psychiatriques français

samedi 3 novembre 2018 à 20:49 Par Clémence Gourdon Negrini, France Bleu Picardie

Les personnels de l'hôpital Pinel à Amiens étaient dans la rue ce samedi 3 novembre. Accompagnés par des collègues de Paris, et de Saint-Etienne-du-Rouvray (Normandie) ils entendent désormais faire converger leur lutte pour de meilleures conditions dans les établissements psychiatriques français.

Les grévistes de Pinel comptent désormais sur une convergence avec d'autres établissement français pour se faire entendre
Les grévistes de Pinel comptent désormais sur une convergence avec d'autres établissement français pour se faire entendre © Radio France - CGN

Ils ont quitté leur camp devant l'hôpital à Amiens, mais les personnels de Pinel poursuivent bel et bien leur lutte. Plus de 200 personnes étaient présentes ce samedi 3 novembre pour une marche citoyenne de protestation : les salariés, les familles des personnes hospitalisées, mais aussi de simples soutiens et des personnels d'hôpitaux parisiens et normands. 

Convergence

"La situation est exactement la même dans tous les autres établissements psychiatriques en France", expliquent les salariés d'établissements psychiatriques parisiens et normands venus manifester auprès de leurs collègues picards. Pour eux, l'avenir de l'hôpital psychiatrique en France, s'il veut être meilleur, passera forcement par "une convergence des luttes psychiatriques", seul moyen de faire réagir le gouvernement. 

De plus en plus de soutien

Parmi les manifestants ce samedi à Amiens, il y avait aussi de nombreux citoyens "lambda", pas nécessairement impliqués personnellement mais venu soutenir la mobilisation. Pour les personnels de l'hôpital, "c'est le signe que les choses ont bougé depuis le début de la mobilisation. Il y a de moins en moins de stigmatisation autour de la psychiatrie. Maintenant il faut que ça bouge du côté des politiques !", espère Anne, infirmière à Pinel depuis 18 ans. 

En début de semaine dernière, Barbara Pompili, députée de la Somme, a dénoncé le manque de réponses apportées à la situation, tant du côté de l'Agence régionale de Santé que de la direction de l'établissement : "la situation n'a pas avancé", expliquait-elle, demandant à ce que le dossier soit pris en main au niveau national. 

"Les oubliés de la santé"

Malgré tout, les salariés d'établissements psychiatriques ont tous le même sentiment : celui d'être "les oubliés de la santé",comme si les personnes qu'ils soignaient étaient "des citoyens de secondes zone, moins importants que les autres". C'est le sentiment qu'exprime Cynthia, aide soignante en psychiatrie à Paris, venue soutenir ses collègues amiénois. "Nous aussi on est en train de craquer ! Qu'est ce qu'on va faire de la psychiatrie après ? Qu'est ce qu'on veut pour l'avenir de la psychiatrie dans notre pays ?" "Sa mort" estiment pour l'instant Cynthia et les autres, mais ils l'assurent "ils ne lâcheront pas".