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Société

Huit mois après un jugement ordonnant leur expulsion, 86 bulgares sont toujours dans un camp insalubre à La Riche.

lundi 11 mars 2019 à 20:03 Par Boris Compain, France Bleu Touraine

Le site des Iles Noires à la Riche est toujours occupé par plusieurs dizaines de Bulgares installés illégalement depuis une dizaine d'années. Depuis que la justice a décidé leur expulsion, l'été dernier, la préfecture a fait réaliser une étude pour savoir comment réinsérer ces familles.

Image d'illustration
Image d'illustration © Maxppp - PHOTOPQR/LE PARISIEN

Indre-et-Loire, France

Vous vous en souvenez peut-être : l'été dernier, le tribunal de Tours a ordonné l'expulsion de plusieurs dizaines de bulgares qui vivent illégalement depuis une dizaine d'années sur le site des Iles Noires, à La Riche. L'objectif est de permettre à la Métropole et à la ville de la Riche de récupérer ces terrains qui leur appartiennent, pour qu'elles puissent y aménager sur 60 hectares des activités autour de la bio-diversité, par exemple des potagers, des pistes cyclables ou des chemin de randonnées. 

Sans compter la trêve hivernale, la justice avait laissé quatre mois à la préfecture pour préparer l'évacuation de ce bidonville sans eau ni électricité situé en zone inondable. La première chose à faire, c'était de savoir précisément qui vit dans ce campement, pour réfléchir au meilleur accompagnement possible. Ce travail a été mené par l'association "Trajectoire" pendant plusieurs mois. L'association "Entraide et Solidarités", elle, supervise l'accompagnement des personnes à déplacer.

Un tiers des occupants devrait être relogé d'ici un mois

On sait donc maintenant qu'il y a 86 ressortissants bulgares aux Iles Noires, dont 40% de mineurs, dans ce campement de fortune sur les bords de Loire à la Riche. Pour réinsérer les occupants de ce bidonville, il faut leur apprendre le français, les aider à trouver un travail, scolariser les enfants et leur trouver un logement. Tout ça presque simultanément, grâce à la mobilisation des services sociaux, des associations et des entreprises d'insertion. 

La préfète considère que ce sera assez facile pour environ un tiers des occupants des îles noires. Des gens qui parlent déjà à peu près notre langue et qui ont un savoir-faire professionnel, dans le bâtiment, par exemple. Sur les 86 personnes, les 30 plus autonomes devraient être relogées d'ici un mois. Pour un deuxième groupe d'environ 25 personnes, ce sera un peu plus compliqué, parce qu'elles n'ont pas de métier ou ne parlent pas français, mais d'ici quelques mois, ce sera sans doute faisable. 

Environ un tiers des habitants du bidonville jugé "fragile"

Enfin, il y a un dernier groupe composé d'une trentaine de gens, jeunes ou vieux mais malades ou isolés, bref, fragiles. Eux, la préfète envisage de les loger dans des structures adaptées, tout en sachant qu'il sera sans doute impossible de leur trouver un emploi.  

Quoi qu'il en soit, l'objectif de la Préfecture est d'avoir vidé le bidonville des îles noires d'ici l'été, afin que la Métropole de Tours et la ville de La Riche puissent y réaliser leurs projets.