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"Ici, on a la liberté" dit un réfugié syrien en Dordogne

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Par , France Bleu Périgord

La préfecture a fait le point sur l'accueil des demandeurs d'asile en Dordogne ce lundi. Environ 27 places supplémentaires vont être ouvertes en 2019 en Périgord. L'association Aurore, elle, a déjà accueilli une vingtaine de familles syriennes sélectionnées au Liban ou en Jordanie par le HCR

Mohammed Moussa et son frère habitent désormais dans le quartier Saint-Georges à Périgueux
Mohammed Moussa et son frère habitent désormais dans le quartier Saint-Georges à Périgueux © Radio France - Antoine Balandra

Le nombre de demandeurs d'asile en Dordogne continue d'augmenter rapidement (tous dispositifs d'accueil confondus). Selon la préfecture, il y avait 112 places mises à disposition en 2015 contre 500 en 2018. Et 27 nouvelles devraient être ouvertes cette année (2019). 

L'Etat à travers la loi sur les migrations veut donc mettre l'accent sur l'apprentissage du Français avec un doublement dans un premier temps des heures d'enseignement pour les réfugiés. Une obligation à respecter dans les contrats d'intégration.

Parmi ces réfugiés, qui ont obtenu une carte de séjour en Dordogne, beaucoup sont des Syriens.

L'association Aurore par exemple, a déjà accueilli 20 familles syriennes, soit environ 107 personnes et 70 enfants en Périgord. 

Des familles sélectionnées dans des camps au Liban, ou en Jordanie pour leur vulnérabilité par le HCR (Haut commissariat aux réfugiés).

Ces familles sont dans des camps, elles présentent une vulnérabilité particulière, elles sont sélectionnées pour cela, la vie dans les camps est impossible pour eux, parce qu'il y a des enfants handicapés, autistes, des gens persécutés fortement par le régime de Bachar El Assad, et parfois parce qu'elles ont certaines compétences" détaille Philippe Van Melle, directeur de l'association Aurore en Dordogne

Les réfugiés syriens de l'association Aurore, avec le préfet de la Dordogne
Les réfugiés syriens de l'association Aurore, avec le préfet de la Dordogne © Radio France - Antoine Balandra

Ces familles sont ensuite prises en charge par l'OFPRA, l'office français de protection des réfugiés.

S'intégrer par la langue et le travail

Elles sont ensuite logées dans le parc social en Dordogne, du côté de Nontron, La Force, Coulounieix Chamiers, Neuvic ou Périgueux. Et accompagnées par des associations, comme l'association Aurore. Les familles se retrouvent rapidement titulaires de leur bail, une fois les formalités d'accueil en France terminées, et les prestations versées. 

C'est ce qui s'est passé pour Mohammed Moussa et son frère, désormais installés dans le quartier Saint-Georges à Périgueux. Le jeune homme de 27 ans a fui la Syrie il y a sept ans et sa ville de Damas. Il s'est ensuite réfugié au Liban pendant quatre ans, avant d'atterrir à Châteauroux, puis à Périgueux.

"Il n'y a pas de sécurité en Syrie, on est venus à cause de la guerre. Ici il y a le travail, la sécurité et les gens de France sont gentils" dit-il

Mohammed vient d'obtenir le code, il espère avoir rapidement son permis pour décrocher, rapidement un CDI. Son frère travaille déjà, dans une carrière près de Bordeaux et élève seul ses trois enfants. Des enfants scolarisés bien sûr "et qui ne parlent déjà plus que le français à la maison" sourit Philippe Van Melle, directeur de l'association Aurore en Dordogne.

Mohammed espère maintenant rester en France, "obtenir un jour la nationalité française, et me marier avec une femme française" rigole-t-il.

Un an d'accompagnement

Autre famille, arrivée beaucoup plus récemment, celle de Khaled Al-Haj. Un couple de syriens et ses cinq enfants arrivés il y a presque cinq mois en Périgord en provenance d'un camp de réfugiés au Liban.

Depuis les enfants vont à l'école et commencent à parler un peu le français. Dans une ambiance apaisée.

"On se sent en sécurité, c'est le plus important pour nous... Ce qui nous plaît, c'est la liberté ici la vie sociale, on ne sent pas de différence entre les personnes, au niveau des religions, il y a une tolérance, on ne sent pas de différences" dit le père de famille

Et pour la famille Al Haj, comme pour les autres familles, le compte a rebours a commencé. Ils ont un an. Un an d'accompagnement pour apprendre le français et s'intégrer au mieux en Périgord. L'association Aurore touche en effet environ 4 000 euros pour un an d'accompagnement par personne.

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