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Dossier : Brexit

"Ici, on ne fait rien sans voiture" : avec le Brexit, ces Britanniques craignent de perdre leur permis

Faute d'accord entre l'Union européenne et le Royaume-Uni après le Brexit, les Britanniques installés en Bretagne doivent faire échanger leur permis de conduire. Une procédure qui se transforme en parcours du combattant pour ce couple installé dans les Côtes d'Armor.

Les Britanniques installés en Bretagne sont confrontés à des difficultés pour renouveler leur permis. (Photo d'illustration)
Les Britanniques installés en Bretagne sont confrontés à des difficultés pour renouveler leur permis. (Photo d'illustration) © Maxppp - Jean-Luc Flémal

Installés depuis six ans à Duault (Côtes d'Armor), Melvin et Susan Card "aiment beaucoup" leur vie d'expatriés britanniques dans le Centre-Bretagne. Seule ombre au tableau : la crainte de ne plus pouvoir conduire dans quelques semaines. En effet, les permis de conduire britanniques doivent être renouvelés tous les dix ans, et même tous les trois ans pour les personnes de plus de 70 ans. 

C'est le cas de Melvin Card. Avec le Brexit, cette formalité s'est transformée en parcours du combattant : les permis de conduire britanniques restant valables sur le sol français jusqu'au 31 décembre prochain, il s'agit de les échanger contre des permis français. "J'ai envoyé la demande trois fois, toujours rien", s'inquiète Melvin. "Je ne sais même pas si ma demande est en cours de traitement." 

Ni commerce, ni bus, ni médecin

"L'ambassade britannique ne nous est d'aucune aide, ils nous renvoient vers les autorités locales." En guise d'interlocuteur au sein de l'administration française, "une boîte vocale totalement incompréhensible", soupire Susan.

Pourtant, il y a urgence : dans un mois et demi, le permis de Melvin expire. Il ne pourra plus conduire et le couple risque de se retrouver totalement isolé. Car à Duault, il n'y a ni commerce, ni bus, ni médecin. 

"Ici on ne fait rien sans voiture !"

Ce qui chagrine le plus le couple, c'est de ne plus pouvoir accueillir leur petite fille l'été. "Elle devrait prendre le train seule depuis l'aéroport de Nantes, jusqu'à Callac, puis marcher dix kilomètres. Pas très recommandé pour une fillette de douze ans !" lance Melvin. 

C'est le seul souci majeur qu'ait posé le Brexit jusqu'ici à ce couple de retraités farouchement pro-européen. "Les questions touchant à l'État ont été réglées par accord, pas celles qui concernent les individus comme nous", regrette Susan Card. 

Le couple est loin d'être le seul concerné : une pétition réclamant un accord sur le site du Parlement britannique a déjà réuni plus de 14 000 signatures. 

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