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Il accuse un résistant d'avoir tué son père, il demande à débaptiser une avenue de Mont-de-Marsan

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Par , France Bleu Gascogne, France Bleu

Gérard Révy demande au maire de Mont-de-Marsan de débaptiser le nom de l'avenue Georges Tarditz. Il affirme que ce résistant landais a assassiné son père pendant la seconde guerre mondiale. Les faits se seraient produits dans la forêt de Lussagnet en juillet 1944.

Extrait de la lettre envoyée par Gérard Révy au maire de Mont-de-Marsan
Extrait de la lettre envoyée par Gérard Révy au maire de Mont-de-Marsan © Radio France - François-Pierre NOEL

Le 30 juin dernier, Gérard Révy écrit un courrier au maire de Mont-de-Marsan pour demander de débaptiser l'avenue Georges Tarditz. Il estime qu'il a tué son père en juillet 1944 dans les bois de Lussagnet. Dans sa lettre, Gérard Révy affirme qu'il a retrouvé des témoignages et des preuves qui affirment que c'est bien ce résistant landais, Georges Tarditz qui a assassiné son père. Une information confirmé par Alain Pécastaing, un historien landais. Pour le moment, le maire de Mont-de-Marsan n'a pas répondu à cette demande. 

Que s'est-il passé en juillet 1944 ? 

C'est son fils, Gérard Révy qui nous raconte l'histoire de son père pendant la guerre : le lendemain du débarquement des Américains en Normandie, le 7 juin 1944, André Révy décide de s'engager dans la résistance landaise. C'est un cafetier de Mont-de-Marsan, il gagne bien sa vie pendant la guerre et selon son fils, Gérard,  il attire les jalousies notamment ceux de Georges Tarditz  surnommé "le tatoué". 

"Le tatoué" c'est un résistant landais qui a participé à la libération des Landes. Voilà pourquoi son nom a été donné à une avenue de Mont-de-Marsan. Alors que s'est-il passé pour que Georges Tarditz veuille tuer André Révy, on ne le sait pas. C'est le  mystère dans cette histoire nous affirme aussi Alain Pécastaing, historien landais, qui a travaillé sur ce dossier. Il a pu lire une enquête de la police judiciaire de Bordeaux, qui date de 1954,  qui affirme que c'est bien Georges Tarditz qui a assassiné André Révy. Cela se serait passé en juillet 1944 dans le bois de Lussagnet. Certains témoignages n'ont pas pu être réalisées à l'époque et la justice a décidé de clore le dossier. 

Le rapport de la police judiciaire de Bordeaux sur le meurtre d'André Révy
Le rapport de la police judiciaire de Bordeaux sur le meurtre d'André Révy © Radio France - François-Pierre Noel

"Le tatoué " aurait menti

Pendant longtemps, Georges Tarditz aurait affirmé ne pas savoir ce qui est arrivé à André Révy d'après l'historien. Des témoignages prouvent qu'il aurait menti selon lui. La mort d'André Révy a longtemps été cachée puisqu'au départ il est porté disparu. 

C'est seulement quelques années plus tard, lorsque la femme d'André Révy souhaite se remarier, que le tribunal de Mont-de-Marsan leur apprend qu'il a été tué, fusillé par les FFI (Forces Françaises de l'intérieur) car il "aurait" collaboré avec les Allemands pendant la seconde guerre mondiale. Alain Pecastaing et Gérard Révy affirme que "c'est faux",il n'y a jamais eu de tribunal résistant pour son cas et le nom d'André Révy n'est jamais apparu dans la liste des français ayant collaboré.

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