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Société

"Il faut avoir du caractère" : portraits de femmes qui exercent des "métiers d'hommes"

mercredi 8 mars 2017 à 11:50 Par Marina Cabiten, France Bleu

Elle sont plombier, militaire, ou encore chef d'entreprise : en cette Journée des droits des femmes mercredi, France Bleu est allé à la rencontre de femmes qui exercent avec passion des métiers très majoritairement masculins, encore aujourd'hui. Portraits.

Céline est plombier chauffagiste à Montpellier
Céline est plombier chauffagiste à Montpellier © Radio France - Claire Moutarde

C'est la Journée internationale des droits des femmes, ce mercredi 8 mars. Le thème choisi par l'ONU cette année est : "Les femmes dans un monde du travail en évolution : pour un monde 50-50 en 2030". Les femmes françaises, qui ont le droit de travailler sans l'accord de leur mari depuis 1965, gagnent en moyenne 23% de moins que les hommes. Dans certains secteurs professionnels, elles sont encore rares. France Bleu a rencontré des femmes qui exercent des "métiers d'homme", par passion et malgré les préjugés.

Virginie, adjudante dans l'armée de l'air : "Le plus dur ? Concilier vie professionnelle et vie de famille"

Sur la base aérienne d'Orange, dans le Vaucluse, Virginie est adjudante. Elle fait partie de l'armée de l'air, l'armée la plus féminisée de France avec 15% de femmes. Selon elle, les mentalités évoluent, de plus en plus de femmes s'engagent et ici, l'égalité de salaire existe. Malgré tout, Virginie constate au quotidien que les femmes militaires se démènent davantage que les hommes dans leur travail, comme dans la vie en général.

C'est la condition féminine qui nous amène au quotidien à devoir prouver plus, pas notre qualité de militaire " - Virginie, adjudante à Orange

Également mère de deux enfants de 8 et 11 ans, c'est cet équilibre entre travail et famille qui est pour elle le plus grand défi. Par exemple, quand elle doit expliquer à ses enfants qu'elle les quitte quatre mois, pour partir en mission aux Émirats Arabes Unis. "Ils ont parfaitement compris'", assure Virginie. Lire l'article de France Bleu Vaucluse.

Céline, plombier chauffagiste : "Je préfère Mme le plombier à plombière !"

Céline a 40 ans et vit à Montpellier. C'est son père qui lui a transmis la passion du bricolage. Elle a toujours rêvé de devenir plombier, mais les préjugés lui faisaient peur. "Ils m'ont longtemps empêchée de pratiquer ce métier". Après des détours par d'autres professions, "je me suis lancée au moment où j'étais suffisamment mûre pour ne plus rien en avoir à faire". Ses clients sont parfois étonnés de voir arriver un gabarit de 1m67, 50 kilos, mais "quand on n'a pas la force on a l'intelligence !", dit Céline.

Faut-il dire plombier ou plombière ? "Je préfère plombier, plombière me fait penser à cette glace aux fruits confits dégueulasse. Ou pourquoi pas Mme le plombier ! Mais en fait, je préfère Céline." Lire l'article de France Bleu Hérault.

Céline, 40 ans, plombier à Montpellier - Radio France
Céline, 40 ans, plombier à Montpellier © Radio France - Claire Moutarde

Myriam, soudeuse : "Je gagnais deux fois moins que les hommes"

Le métier de Myriam est aussi sa passion : soudeuse, un virus inoculé par son voisin quand elle avait 20 ans. Mais en commençant à travailler, chez elle dans les Vosges, elle s'est rapidement retrouvée face à une réalité douloureuse. "Je gagnais deux fois moins que les hommes." Et en plus sans frais de déplacement. Alors, après cinq ans en entreprise, elle va dans les semaines qui viennent s'installer à son compte en tant qu'auto-entrepreneur. Lire l'article de France Bleu Alsace.

Pauline, dans le bâtiment : "Il faut savoir se faire respecter"

Au CFA des métiers du bâtiment de Saint-Pierre-des-Corps, en Touraine, il y a moins de 10 % de filles. Pauline est la seule fille au milieu de sept garçons en section carrelage et mosaïque, et quand elle est arrivée dans ce milieu dès le CAP, elle s'est battue pour se faire une place.

Il y a eu des mains baladeuses, du coup moi aussi elles étaient baladeuses mais plutôt dans la figure. Ici, il faut savoir se faire respecter, je vais pas me priver de mettre des robes ou de ne plus être féminine parce que je suis qu'avec des garçons" - Pauline

Lire l'article de France Bleu Touraine

Pauline, 20 ans, est la seule fille dans sa section de CFA métiers du bâtiment - Radio France
Pauline, 20 ans, est la seule fille dans sa section de CFA métiers du bâtiment © Radio France - Morad Djabari

Anita, chef d'entreprise : "Au final, être une femme est un atout"

Anita Bonnard est la patronne du site d'ArcelorMittal à Florange, en Moselle. L'une des rares femmes chefs d'établissement du groupe sidérurgique en Europe, elle dirige 2.300 salariés, en grande majorité des hommes. Confrontée aux préjugés dès ses études en école d'ingénieur, elle affirme que la vision complètement déformée de certains hommes lui a "donné du peps", l'envie de démontrer qu'ils avaient tort.

Mais elle a d'abord privilégié un poste avec moins de pression, jusqu'à ce que ses enfants soient grands. "C'est là où effectivement, on peut voir une différence entre un homme et une femme", souligne Anita. "Ma première entrée dans un comité de direction n'a pas été simple, vous devez démontrer que vous êtes capable entre guillemets d'en avoir !", ajoute-t-elle. Mais au final, être une femme est même un atout selon elle.

Dans les conflits, on voit clairement qu'entre hommes, il peut y avoir un langage pas très fleuri. Avec une femme, il y aura beaucoup plus de respect" - Anita Bonnard

Lire l'article de France Bleu Lorraine Nord