Retour
Provence-Alpes-Côte d'Azur Corse Auvergne-Rhône-Alpes Grand Est Bourgogne-Franche-Comté Occitanie Nouvelle-Aquitaine Centre-Val de Loire Île-de-France Hauts-de-France Normandie Pays de la Loire Bretagne
  • Toute la France
  • Auvergne-Rhône-Alpes
  • Bourgogne Franche-Comté
  • Bretagne
  • Centre-Val de Loire
  • Corse
  • Grand Est
  • Hauts-de-France
  • Île-de-France
  • Normandie
  • Nouvelle-Aquitaine
  • Occitanie
  • Pays de la Loire
  • Provence-Alpes-Côte d'Azur
Changer de région
Centre-Val de Loire
Changer de région
Corse
Changer de région
Hauts-de-France
Changer de région
Normandie
Retour
Société DOSSIER : Mouvement des "gilets jaunes"

"Il faut cesser les blocages" selon Cécile, une des représentantes des gilets jaunes dans le Loiret

mercredi 28 novembre 2018 à 5:31 Par Eric Normand, France Bleu Orléans

Dans le Loiret, les gilets jaunes n'ont pas été convaincus par les propositions d'Emmanuel Macron. Mais certains estiment qu'il est temps d'arrêter les blocages. Pour Cécile, "le mouvement doit se structurer à l'échelle du territoire pour aller parler avec le gouvernement."

Pendant une semaine, les gilets jaunes ont occupé le rond-point Gérondeau à Cap Saran avant d'être délogés.
Pendant une semaine, les gilets jaunes ont occupé le rond-point Gérondeau à Cap Saran avant d'être délogés. © Radio France - Cyrille Ardaud

Loiret, France

Emmanuel Macron a tenu mardi matin un discours très attendu sur la transition énergétique, un discours en pleine crise des gilets jaunes. Dans le Loiret, les gilets jaunes n'ont pas été convaincus. Mais une des propositions du chef de l'état a reçu un écho plus favorable. Celui d'une grande concertation qui va avoir lieu au cours des trois prochains mois à l'échelle locale et nationale pour élaborer des solutions.  

Structurer le mouvement dans les territoires 

Une concertation ? "Pourquoi pas," répondent des gilets jaunes. Dans le Loiret, certains estiment "que l'heure n'est plus au blocage" et "qu'il faut se structurer à l'échelon local pour faire remonter les revendications." C'est le message que fait passer Cécile sur les réseaux sociaux, l'une des représentantes des gilets jaunes de la première heure dans le département. 

Il faut arrêter les blocages, tout le monde n'est pas d'accord, mais je le dis depuis lundi sur les réseaux sociaux. Cela casse l'économie et l'emploi comme à Cap Saran où certains magasins viennent juste d'ouvrir - Cécile, gilet jaune

La proposition ne fait pas forcément l'unanimité. De nombreux gilets jaunes veulent poursuivre les blocages et les barrages filtrants, d'autres préfèrent l'envahissement de lieux stratégiques comme les centres des impôts ou les mairies. Mais une troisième voie prend de plus en plus de place, notamment sur Facebook. "La mobilisation de ce week-end a montré qu'il y a un besoin de changement," estime Cécile. Elle fait référence aux violences sur les Champs-Elysées ou encore aux automobilistes mécontents mais aussi aux commençants dont le chiffre d'affaires est à la baisse avant d'ajouter, "on est en train de se décrédibiliser." 

À mon sens il faut une organisation et un représentant sur le Loiret. Il faut aller parlementer avec le gouvernement. Ne laissons pas les syndicats, les politiques ou des casseurs reprendre ce mouvement qui est à la base un mouvement fraternel ! - Cécile, gilet jaune

Cécile fait le constat que le mouvement devient de plus en plus inaudible. C'est pourquoi "elle souhaite des représentants dans le Loiret pour faire remonter les revendications." "On prend de plus en plus de contacts dans le département, il faut des têtes organisatrices pour mieux gérer le mouvement," explique-t-elle, "il y a de la bonne volonté jusque-là mais cela manque de substance. Les politiques sont déconnectés de la réalité, les gens ne se sentent plus représentés et plus entendus. On est en train d'essayer de proposer quelque chose d'innovant à tous les gilets jaunes du Loiret, donc nous sommes en pleine réflexion. On multiplie les contacts et on se donne trois mois pour réfléchir et pour donner corps à cette initiative qui viendra du citoyen."  

Des représentants locaux pour discuter avec le gouvernement

L'idée, c'est vraiment de voter pour des représentants locaux. "Pas comme pour les huit représentants nationaux qui viennent de sortir du chapeau, on ne les connaît pas, on ne se sent pas représenté par eux." Le groupe loirétain pense à une délégation de représentants issus des différentes classes de notre société, ouvriers, entrepreneurs de PME, commerçants ou encore chômeurs "pour aller parler directement au gouvernement." Et "Le message passe déjà bien," écrit-elle sur les réseaux sociaux.